D'origine polynésienne, le jus de noni a vu ses multiples vertus médiatisées, bien que peu d'entre elles aient été scientifiquement prouvées jusqu'à ce jour. Connu pour son odeur singulière et son goût atypique, ce fruit, souvent comparé à une grosse pomme de terre striée, fait l'objet de nombreuses discussions.
Un fruit aux origines anciennes
Le noni, cultivé principalement en Polynésie, ainsi qu'en Inde et en Amérique du Sud, a été utilisé depuis plus de 2000 ans dans la médecine traditionnelle polynésienne. En France, sa popularité a explosé grâce à des marques qui vanteront ses prétendus bienfaits, comme ses propriétés anti-âge, sa capacité à renforcer le système immunitaire, et son action contre des problèmes de santé comme l'hypertension et le diabète. Certaines allégations vont même jusqu'à suggérer qu'il pourrait prévenir des maladies graves comme le cancer ou l'arthrose. Cependant, il est essentiel de noter qu'aucun organisme de santé reconnu n'a validé ces affirmations.
Une mise en garde nécessaire
En contrepartie, des études récentes ont révélé des effets secondaires inquiétants. Le jus de noni a été lié à des cas d'hépatite aiguë chez des consommateurs réguliers. L'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a été saisie à ce sujet, et bien qu'aucun lien causal définitif n'ait été établi, un appel à la prudence a été formulé.
Pareillement, l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA) souligne le manque de recul sur la consommation de cette plante. Son avertissement souligne que la complexité chimique des plantes peut parfois comporter des surprises, même longtemps après leur découverte.
Un fait intrigant : les fabricants recommandent de ne pas dépasser une consommation de 30 ml par jour sans fournir d'explication satisfaisante. Cela soulève des interrogations sur la sécurité d'une consommation accrue.
À la découverte du produit
Le jus de noni est principalement disponible dans les magasins bio pour un prix approchant les 45 euros le litre. Un coût élevé pour une boisson dont les effets demeurent encore assez controversés. Les consommateurs potentiels devraient donc faire preuve de discernement avant de l’intégrer dans leur alimentation.







