Les manifestations qui animent actuellement les campus universitaires en Iran témoignent d'un profond désir de changement. À Téhéran, des jeunes en quête de liberté n’hésitent pas à défier le régime, même au péril de leur vie.
Ce texte présente le cœur des revendications de ces étudiants engagés pour un avenir meilleur.
Au sein d'une grande université de Téhéran, les facs vibrent au rythme de slogans insurgés. D’un côté, les fervents partisans du régime, drapeaux à l’appui, et de l’autre, des étudiants réclamant un changement urgent. Ces affrontements physiques témoignent d’une tension palpable.
La mobilisation reprend de plus belle depuis la réouverture des universités, et des scènes de confrontation sont rapportées dans plusieurs campus. Le retour à la révolte a été déclenché par l’angoisse et la frustration accumulées, reflet d’une société en quête de justice.
Les images diffusées par une étudiante en contact avec des médias étrangers sont révélatrices : durant une manifestation à l'université Al-Zahra, les étudiants mettent le feu au drapeau de la République islamique, un acte de défi qui pourrait leur valoir de lourdes sanctions. Pourtant, la détermination est palpable, attestée par les morceaux de tissu enflammés jetés sur les partisans du régime.
Une quinzaine de manifestations en cours
Rejointe chez elle, une étudiante témoigne de son engagement : "Quand je brûle le drapeau de la République islamique, cela m'apporte une immense joie. Crier 'mort au dictateur' soulage ma colère contre un système oppressif". Son témoignage est partagé par d'autres, qui choisissent également de dénoncer le régime des mollahs, malgré les risques.
Des rassemblements ont été identifiés dans neuf universités de Téhéran, mais aussi à Machhad, Ispahan et Chiraz, totalisant ainsi environ quinze manifestations à travers le pays.
Vers une intervention des États-Unis ?
Le climat d’instabilité en Iran s’est intensifié depuis la répression sanglante de janvier, qui aurait coûté la vie à plusieurs milliers de personnes, selon différentes estimations. À présent, les manifestations se heurtent au spectre d'une possible intervention militaire américaine.
Un étudiant de Téhéran se fait l’écho d’une opinion répandue parmi les jeunes : "Nous avons besoin d'une intervention militaire américaine. Ce serait une coopération entre l’armée américaine et le peuple iranien pour mettre un terme à cette oppression". La CIA, par ailleurs, commence à faire circuler des appels à témoins en persan, cherchant des informateurs pour anticiper toutes les options, qu’elles soient diplomatiques ou militaires.
Cette volonté d’un soutien international pourrait-elle marquer un tournant décisif dans la lutte des Iraniens pour leurs droits ? La situation reste en effet tendue et chaque jour qui passe pourrait être décisif.







