Un an après avoir hérité du poste de maire par surprise, Frédéric Heyblom s'engage dans une campagne classique pour sa réélection.
En mars 2025, la commune de Guernes, située dans les Yvelines, connaît un tournant inattendu lorsque Frédéric Heyblom, alors premier adjoint, apprend que son prédécesseur, Pascal Brusseaux, a démissionné sans prévenir. "Tout le monde était dans l'inconnu, y compris moi", raconte-t-il au Parisien.
"J'ai dû convaincre que ce n'était pas un plan caché"
Sans être averti, Frédéric se retrouve à la tête de la mairie avec pour seule annonce un appel téléphonique le félicitant pour sa nouvelle fonction. "J'ai même douté que ce soit sérieux !", se souvient-il en ajoutant qu'il a dû rassurer collègues et personnels, convaincus qu'il s'agissait d'une manœuvre secrète. Cette situation a ensuite engendré des semaines compliquées, avec l'adoption du budget municipal en plein remous administratif, un véritable baptême du feu pour ce maire tout juste propulsé à son poste.
Aujourd'hui, à l'aube des élections municipales de 2026, l'édile quinquagénaire souhaite mener une campagne en bonne et due forme, espérant un mandat en toute légitimité. "Je veux instaurer un climat plus serein après cette année tumultueuse", déclare-t-il. Mais il reste à voir comment les électeurs de Guernes apprécieront cette transition d'un mandat surprise vers une réélection voulue. L'avenir politique de Frédéric Heyblom est, à ce stade, entre les mains des citoyens de cette commune paisible qui est devenue, malgré elle, l'arène d'un processus électoral singulier.







