François Bayrou était en pleine campagne pour les élections municipales de Pau ce mercredi 11 mars, lorsqu'il a appris la confirmation par la cour d'appel de Paris, transmise par l'AFP, qu'il serait jugé en appel dans l'affaire des assistants parlementaires européens du MoDem, du 9 septembre au 5 octobre. L'annonce de ces dates a suscité de nombreuses interrogations, notamment en raison de son intervention à seulement quatre jours du scrutin municipal.
Après le débat, François Bayrou a répondu à Sud Ouest: « L’appel se déroulera près de deux ans après le jugement en première instance. Vous vous demandez pourquoi cela intervient par hasard maintenant, peut-être ? »
"J'ai été lavé de tout soupçon par le tribunal, je suis absolument sûr qu'en appel, ce sera la même décision."
Il a poursuivi : « J’ai été lavé de toute accusation par le tribunal correctionnel, et je suis convaincu que l’appel confirmera cette décision. Vous aurez remarqué que peu de politiciens peuvent se prévaloir d'une telle clarté par les temps qui courent… Il n’existe aucun élément permettant d’étayer une accusation contre moi. »
Relaxé « au bénéfice du doute »
Pour rappel, François Bayrou faisait partie des trois prévenus relaxés en première instance en février 2024, alors que dix autres avaient été condamnés. Les prévenus venaient d'être poursuivis pour avoir détourné des fonds publics à travers 11 contrats d’assistants parlementaires, pour un montant total de 300 000 euros. Le tribunal a confirmé qu'il y avait effectivement eu détournement, mais n'a pas trouvé de preuve tangible liant Bayrou aux actes reprochés.
« Aucun élément ne prouve que Monsieur Bayrou était au courant des malversations », a souligné le président du tribunal. Toutefois, il a admis qu’il était « très probable » que certains actes aient été réalisés avec son consentement, sans pour autant apporter de preuve de cette assertion.
François Bayrou a qualifié la décision du tribunal de « soulagement » et a déclaré : « C'est un cauchemar de sept années qui se termine. »
Au total, treize prévenus comparaitront en appel pour une durée d’un mois. Parmi eux, l'UDF et le MoDem sont également concernés. Tous les condamnés ainsi que le parquet intentent appel des relaxes prononcées.








