À quelques mois des élections municipales, les préoccupations concernant l'accès aux soins s'intensifient, notamment en raison des fermetures de lits et du manque de médecins, exacerbées par la crise actuelle du centre hospitalier. Les discussions autour de la fusion prévue en 2027 avec le site de La Rochelle inquiètent, tant le personnel médical que les habitants, qui craignent une dégradation des soins de proximité.
La position des têtes de liste
Hervé Blanché (divers droite) : « En tant que président du Conseil de surveillance depuis 2014, je suis conscient des enjeux. Notre hôpital traverse une période difficile, entraînant des fermetures de lits. La fusion avec La Rochelle, amorcée en 2018, est une étape essentielle vers une meilleure coopération. Ainsi, les médecins rochelais viendront renforcer notre offre de soins. De plus, nous avons multiplié les initiatives comme la construction de maisons de santé et l'attrait d'internes par des logements dédiés, ce qui a permis l'installation de 13 nouveaux médecins à Rochefort. »
Anne-Catherine Godde (Lutte ouvrière) : « Ce phénomène ne se limite pas à Rochefort. Partout, des services ferment, prétendant améliorer la rentabilité, alors qu'il s'agit principalement de réduire les coûts au détriment des patients. Les investissements dans la fusion hospitalière sont d'abord rentables pour des intérêts financiers, et non pour la qualité des soins. L'argent dans la santé existe, mais il est mal orienté. »
Romain Monroux (divers gauche) : « Les restructurations et fermetures de lits ne sont pas acceptables. Le devenir de notre hôpital doit être discuté publiquement. Nous proposons de créer un centre de santé avec des médecins salariés pour attirer de nouveaux professionnels, tout en renforçant notre modèle de santé publique. »
Fabrice Vergnier (divers gauche) : « La santé est une priorité pour Rochefort. Les récents changements, comme la probable fermeture de cardiologie, menacent l'hôpital. Une fusion bénéfique doit s'accompagner d'un maintien des accès aux soins. Nous devons également former davantage d'internes et améliorer les conditions d'installation des jeunes médecins pour renforcer notre offre médicale. »







