Le Livret A sera responsable de 60 % du financement du programme nucléaire EPR 2, a révélé l'Élysée lors d'un récent Conseil de politique nucléaire (CPN) qui s'est tenu sur le chantier de la centrale de Penly, en Seine-Maritime.
Emmanuel Macron, présent sur les lieux, a réaffirmé l'importance du nucléaire pour la compétitivité et la souveraineté énergétique de la France. Il a expliqué que ce financement proviendra d'un prêt bonifié de l'État, venant compléter les fonds d'épargne de la Caisse des dépôts.
Ce projet ambitieux vise à construire six nouveaux réacteurs EPR, répartis sur différents sites, y compris Penly, Gravelines, et Bugey. L'objectif est de prendre une décision finale d'investissement d'ici fin 2026, avec une mise en service prévue avant 2038. Les experts estiment que cette relance permettra à la France de renforcer sa position énergétique sur la scène européenne.
Par ailleurs, l'audit du programme de construction engage EDF à respecter un budget de 72,8 milliards d'euros dans les coûts de construction, tel qu'établi en 2020. Le soutien à la relance nucléaire a été également bien reçu dans le contexte actuel des crises énergétiques, où le président a souligné : "On n'arrivera pas à gagner la bataille du climat, de la compétitivité, et de la souveraineté sans le nucléaire".
Alors que le Livret A est souvent perçu comme un placement traditionnel, cette décision souligne son rôle crucial dans le financement de projets d'envergure économique comme le programme EPR 2, augmentant ainsi sa pertinence dans le contexte énergétique actuel. Ce mouvement pourrait également inciter les épargnants à reconsidérer leur façon de voir l'épargne à long terme et son impact sur des projets nationaux.







