Malgré des revers dans les grandes villes, le Rassemblement National (RN) annonce une "immense victoire" lors des municipales et appelle à des alliances indispensables avec la droite pour le second tour. Les résultats partiels démontrent une nette avancée de la formation politique, qui a réussi à préserver ses bastions tout en s'implantant dans de nouvelles communes.
Parmi les succès notables, Louis Aliot à Perpignan, David Rachline à Fréjus et Steeve Briois à Hénin-Beaumont ont été réélus dès le premier tour. Le point d'orgue a été la victoire écrasante de Ludovic Pajot, qui a obtenu plus de 80 % des voix à Bruay-la-Buissière, comme l'a rapporté Le Monde.
Jordan Bardella, président du RN, a exprimé sa fierté : « Leur réélection témoigne d'une gestion sérieuse et d'un engagement constant ». Marine Le Pen s'est, quant à elle, réjouie de ces victoires qui dépassent le cadre des communes traditionnellement acquises au RN, mentionnant notamment des succès à Cagnes-sur-Mer, Vauvert et Nomexy.
Avec une montée en tête dans 58 communes, le RN dépasse largement ses résultats de 2020 (11 communes). "C'est une immense victoire pour notre mouvement", a souligné Le Pen, anticipant des chances de succès lors du second tour prévu pour le 22 mars.
Cependant, le RN fait face à des enjeux cruciaux, notamment à Marseille et Nîmes, où les marges sont étroites face à la gauche. Le parti doit mobiliser ses électeurs et établir des alliances, comme l'a indiqué Bardella : "Nous tendons la main aux listes de droite sincères et aux élus indépendants".
L'absence de réserves suffisantes à l'extrême droite pourrait compliquer la situation, avec un appel vibrant à la mobilisation lancé par Le Pen pour maximiser les voix. À l'approche des sénatoriales, le RN espère en effet renforcer sa présence sur le terrain.
Malgré cette dynamique, les limites du vote RN s'illustrent par des échecs dans les grandes métropoles. À Bordeaux, Toulouse, Montpellier et Strasbourg, aucun candidat du RN n’a réussi à se qualifier pour le second tour. L'échec le plus marquant étant celui de Thierry Mariani à Paris, qui a obtenu seulement 1,5 % des voix, un revers qui pourrait compromettre les ambitions du parti en vue des futures élections.







