Ce lundi 30 mars, Emmanuel Grégoire a promis de prendre des décisions dans les "tout prochains jours" concernant les services périscolaires, suite à une série de révélations concernant des agressions sexuelles sur mineurs. Ce phénomène inquiétant a soulevé des appels urgents à une révision des procédures en place.
Élu récemment en Conseil de Paris, Grégoire a réaffirmé sur Franceinfo que la réforme du périscolaire serait sa "priorité absolue". Il a spécifiquement mentionné des changements managériaux à envisager, précisant que des actions avaient déjà été entreprises, telles que des déplacements et des suspensions de personnel.
"Des décisions de changement managérial seront mises en œuvre à tous les niveaux", a déclaré Grégoire, tout en indiquant des ajustements déjà réalisés.
Des parents unis pour un audit indépendant
Un collectif de 751 parents de plusieurs écoles des VIIe et XVe arrondissements a récemment envoyé un courrier au maire demandant un audit indépendant, tout en exigeant des mesures immédiates pour garantir la sécurité des enfants.
Grégoire a répondu qu'il souhaitait être accompagné par un conseil extérieur pour évaluer la situation actuelle et veiller à la bonne application des procédures. Il s'est aussi engagé à communiquer des statistiques précises sur les incidents déclarés dans les écoles parisiennes.
"Le manque de discernement des responsables d'établissements a parfois conduit à des décisions qui n'ont pas pris en compte la gravité des situations", a-t-il expliqué. Des questions sur la sécurité et l'organisation du périscolaire restent pressantes, alors que des voix s'élèvent pour exiger une transparence accrue.
Une volonté de changement perçue
Lors d'une réunion avec le collectif SOS Périscolaire, les participants ont noté que Grégoire semblait déterminé à aborder ces problématiques. "Il a promis de lancer une convention citoyenne pour discuter de la prévention et de la gestion des violences", a déclaré Anne, cofondatrice de la structure, à l'AFP.
Martin Raffet, président de la FCPE Paris, a évoqué un "choc de confiance" à restaurer entre les parents et la mairie. "Des actions concrètes doivent suivre rapidement", a-t-il insisté, signalant l'urgence de répondre aux aspirations des familles.
Barka Zerouali, cofondatrice du collectif #MeTooEcole, a également exprimé sa satisfaction : "Grégoire a montré une réelle volonté de collaborer et d'écouter. Nous commencerons prochainement à travailler avec son équipe." Cela souligne l'importance d'un engagement collectif pour résoudre cette crise qui affecte tant les enfants que leurs familles.







