Raphaël Arnault, député de La France Insoumise (LFI), a exprimé sa volonté de "poursuivre" son mandat, malgré les lourdes accusations entourant la mort du militant d'extrême droite, Quentin Deranque. Dans un échange avec le média en ligne Blast, il n’a pas caché les pressions auxquelles lui et son entourage font face.
Cofondateur de La Jeune Garde, un mouvement antifasciste dissous, Arnault a choisi de rompre son silence, qui a été en partie dû à des menaces de mort, pour affirmer son rôle de député. "Les messages que je reçois me sollicitent pour défendre le service public, notamment en matière d'éducation," a-t-il déclaré.
Bien qu'il ne soit pas directement impliqué dans cette affaire tragique, la présence d’un de ses assistants parmi les mis en cause a déclenché des appels à sa démission, alimentant un climat de tension. "Il a été nécessaire de trouver le bon moment pour reprendre la parole," a-t-il expliqué, insistant sur la nécessité d’éviter une escalade de la violence dans le pays.
Arnault a clarifié sa position sur les événements survenus à Lyon en février, rappelant qu'il n'était pas présent aux lieux du drame. "Je n'avais aucune connaissance des actes qui allaient se produire," a-t-il affirmé.
Le député a également dénoncé ce qu'il appelle "l'inversion des valeurs" où l'antifascisme serait présenté comme une menace. Il a souligné la longue histoire de violence de l'extrême droite dans la région. Réagissant aux déclarations du ministre de l'Intérieur, il a considéré que ces accusations portées contre LFI étaient d'une "indécence immense".
"Le seul reproche qu'on peut faire à la France Insoumise, c'est d'avoir maintenu des positions que l'ensemble de la gauche devrait soutenir," a-t-il conclu, ajoutant que la disparition de mouvements comme La Jeune Garde ne freinerait pas l'antifascisme en France.







