Avec près de 55 000 chiens dans la cité phocéenne, la complicité entre propriétaires et autres usagers des espaces publics devient un enjeu majeur. Le collectif "Nos chiens, notre ville" milite pour la reconnaissance des besoins canins dans cette dynamique.
Au parc Longchamp (1er), un sujet fait débat parmi les maîtres : l’avenir du caniparc dans le cadre du réaménagement en cours. Ce terrain clos de 6 000 m², bien que proposant un espace de liberté aux chiens, fait face à des défis. La végétalisation, amorcée par la Ville, redéfinit le parc, laissant planer des interrogations concernant cette zone dédiée. Dans une recherche menée par des étudiants de l'Atelier 4-5, il a été souligné que cet espace constitue un vecteur de mixité sociale, permettant l'interaction entre différentes catégories de la population et leurs animaux.
Néanmoins, l’état actuel du caniparc suscite des craintes. Ambre, pet-sitteuse, déplore une négligence qui a conduit à la prolifération des épillets, nuisibles pour les chiens : "On se retrouve envahis d’épillets, très dangereux pour les chiens".
Pour les membres du collectif, l'avenir des chiens dans la ville nécessite des horaires précis de liberté dans les parcs et plages. Ils plaident pour une concertation avec la municipalité afin de redéfinir les règles et améliorer les infrastructures disponibles. Leur demande met en lumière la nécessité de repenser l’espace urbain pour favoriser le bien-être des animaux et de leurs maîtres.







