Publié le 23/05/2026
La problématique de la pédocriminalité sur Internet est devenue omniprésente, et récemment, l'utilisation de l'intelligence artificielle (IA) a suscité des débats enflammés. Des associations comme 211, soutenues par des figures publiques telles que le streamer Finnyzyy, ont commencé à employer l'IA pour créer de faux profils de mineures sur les réseaux sociaux, un stratagème audacieux pour piéger les pédocriminels.
Dans une affaire marquante, un homme de 66 ans, Dominique B., a été arrêté après avoir cru interagir avec une adolescente de 14 ans sur les réseaux sociaux. En réalité, il conversait avec Finnyzyy qui utilisait l'IA pour simuler une fille mineure. En direct, il a tenu des propos inappropriés, ce qui a conduit à sa garde à vue et à sa mise en examen. Ce cas a attiré une attention considérable sur la manière dont l'IA peut être utilisée dans la lutte contre la criminalité en ligne.
L'IA, un outil révolutionnaire
Finnyzyy et d'autres membres de l'association 211 affirment que l'IA leur confère un avantage précieux. "Nous n'utilisons pas d'identité réelle, mais des visages générés par IA qui rendent les profils plus crédibles", explique KNZ, responsable des chasseurs de l'association. Cette technologie permet de créer des avatars qui communiquent de manière convaincante, même par vidéo, rendant difficile pour les prédateurs de détecter la supercherie.
Selon Merogis, président de 211, l'intégration de l'IA a permis d'effectuer 174 signalements à la police en un an et d'arrêter 36 personnes. Un résultat qui démontre l'impact tangible de l'IA sur la rapidité et l'efficacité des opérations de détection.
Des enjeux éthiques et des risques
Cependant, l'utilisation de l'IA dans ce contexte soulève des questions éthiques. Agathe Foucault, porte-parole de la police nationale, met en garde : "Ces initiatives peuvent compromettre des enquêtes officielles. Les pédocriminels pourraient être alertés et éliminer des preuves avant qu'une enquête formelle ne commence." Cela souligne la nécessité d'une approche équilibrée et légale à ces initiatives.
Pour l'instant, les forces de police ne peuvent pas créer de faux profils, mais elles envisagent d'utiliser l'IA pour traiter rapidement des données et analyser des signalements sur les plateformes comme Pharos, qui a traité plus de 31.676 signalements liés aux atteintes aux mineurs en 2025.
Finalement, alors que l'IA prouve son efficacité dans la lutte contre la pédocriminalité, il est crucial de réfléchir aux implications de son utilisation, tant dans la prévention que dans le respect des droits des individus. Comme le souligne Monsieur Fox, ce n'est pas seulement un outil au service des traqueurs, mais aussi une technologie qui pourrait être exploitée par des prédateurs, rendant la vigilance encore plus essentielle.







