Entre le 1er juin et le 15 septembre 2025, la chaleur a été responsable de 37 décès en Corse, d'après un rapport de Santé publique France. Ce bilan, qui s'inscrit dans le cadre de l'étude annuelle "chaleur et santé", révèle que cette saison été l'une des plus chaudes depuis 1900.
Avec ces statistiques, la Corse se classe parmi les régions les plus affectées, juste derrière l'Auvergne-Rhône-Alpes et la Nouvelle-Aquitaine. D'après les informations recueillies, environ quatre décès sur cent au cours de cette période étaient liés à des températures extrêmes, affectant principalement des personnes âgées, dont plus des deux tiers avaient 75 ans ou plus.
Les périodes de canicule, qui ont particulièrement touché la Haute-Corse, ont causé 14 des décès signalés. Il est à noter que la prévalence des décès était plus prononcée dans le Cismonte (4,7%) comparé au Pumonte (2,9%).
Ces chiffres sont cependant en baisse par rapport à l'année précédente, où 51 décès avaient été enregistrés malgré un nombre de jours de canicule nettement plus faible, avec seulement quatre jours cette année-là contre dix en 2024. Ce constat soulève des questions sur l'efficacité des mesures de prévention mises en place, ainsi que sur la résilience de la population face aux vagues de chaleur croissantes.
Des experts en santé publique estiment que cette tendance nécessitera des stratégies renforcées pour protéger les plus vulnérables lors des étés futurs. La nécessité d'une vigilance accrue est d'autant plus forte, alors que les changements climatiques promettent d'intensifier de telles phénomènes. Ainsi, la société civile et les institutions doivent collaborer pour mieux anticiper et réduire les impacts de la chaleur sur la santé publique.







