Devant une large banderole portant les mots "Plus jamais ça", les parents de Lyhanna, retrouvée morte le 4 juin, ont conduit un cortège silencieux rassemblant plus de 6 000 personnes. Ce samedi 7 juin, la commune de Fleurance, dans le Gers, s'est unie dans un profond chagrin, vêtue de blanc et portant des roses blanches.
Les visages graves, des familles venues de toute la région, ont pris part à cette marche émotive, transformant le recueillement en une forte déclaration contre la violence. L’ambiance était lourde de tristesse, marquant le désarroi collectif face à cette tragédie. Lyhanna, élève de 11 ans, avait disparu le 29 mai après avoir été filmée en train de monter dans la voiture de son agresseur présumé, identifié et interpellé dès le lendemain.
« On veut vivre en paix avec nos enfants et petits-enfants »
De nombreux participants exprimaient leur indignation. Marie, 67 ans, brandissait une pancarte avec les noms d'autres enfants victimes d'agressions similaires : "Nous sommes des grands-parents révoltés, nous voulons protéger nos enfants et petits-enfants", a-t-elle partagé avec l'AFP. Céline, mère de deux adolescents, a ajouté : "Je suis concernée. Mon fils et ma fille auraient pu être à sa place".
Manola, retraitée ayant fait 50 kilomètres pour participer, a révélé qu'elle avait été victime de viol à 17 ans. Elle se rendait à cette marche pour soutenir la famille, mais aussi pour défendre ses propres filles et petites-filles. "Notre petit monde s’est effondré", a exprimé la famille de Lyhanna, unissant leurs peines avec celles des participants.
Au-delà du cortège à Fleurance, une commémoration s'est également tenue devant le tribunal de Marmande, en solidarité avec les proches de la victime. Les autorités judiciaires ont annoncé depuis l'ouverture de nouvelles procédures contre le principal suspect, qui fait face à un cumul de neuf affaires à son encontre après la mise en examen.
Dans ce contexte désolant, les témoins de la marche ont insisté sur la nécessité d'un changement. Alors que la mobilisation continue de croître, nombre de voix se sont élevées pour plaider en faveur de rassemblements pacifiques et d'une action politique visant à mieux protéger les enfants.







