Entretien avec Aline Castellani, maire de Piana, sur la récente visite d'une délégation de l'Unesco dans la réserve naturelle de Scandola.
RCFM : La délégation de l'Unesco est en Corse, à Scandola. Quel est l'objectif de leur visite ?
Aline Castellani : Leur mission consiste à évaluer la candidature d'extension de la réserve de Scandola, essentielle pour le maintien de son statut UNESCO. Ils ont constaté que la situation sur le terrain diffère des données cartographiques. Cependant, je pense qu'ils ont pu voir que le site est bien entretenu, ce qui pourrait jouer en notre faveur.
La surfréquentation de la réserve est une préoccupation partagée. Craignez-vous pour son statut ?
Je n’en pense pas. Nous avons collaboré avec l'Office de l'environnement et l'État durant deux années pour mettre au point un document de gestion technique, remis aux autorités compétentes. Concrètement, des restrictions sur certaines activités seront instaurées dès l'année prochaine, ce qui a été accepté par tous les acteurs du secteur, y compris les professionnels du tourisme et de la pêche.
Une réunion a eu lieu à Porto avec les maires de la région. Quelles mesures y ont été discutées ?
La direction semble prometteuse. La préservation de l'appellation UNESCO est liée à l'extension de la réserve, qui s'élargira pour inclure le Capu Rossu, représentant ainsi l'intégralité du site au golfe de Porto et aux communes littorales, de Galeria à Piana.
Les mesures de régulation seront mises en place l'année prochaine. Quel rôle la sensibilisation jouera-t-elle cet été ?
Nous avons déjà amorcé ce processus l'an dernier. Des zones de protection pour les nids de balbuzards ont été instaurées, et les bateliers respectent désormais certaines restrictions pour préserver la tranquillité de ces nids.
Cette initiative s'inscrit dans une volonté d'harmoniser protection de l'environnement et développement local, un thème souvent discuté par divers acteurs œuvrant pour l'équilibre entre conservation et activité humaine, selon France 3 Corse.







