Le Fonds de garantie des victimes (FGV) a récemment révélé qu'il a pris en charge près de 7 500 victimes d'accidents de la route l'année dernière, selon un communiqué diffusé ce lundi. Alexandre Bréard, directeur du FGV, a souligné la persistance du phénomène de la non-assurance dans le pays.
« La non-assurance est un problème qui ne se résout pas », déclare Bréard à l'Agence France-Presse. Bien que ce chiffre représente une diminution de 7,3 % par rapport à 2021, le nombre de décès, s'élevant à 177, a connu une hausse d'une année sur l'autre.
Créé en 1951, le Fonds de garantie des assurances obligatoires de dommages (FGAO) indemnise les victimes d'accidents causés par des conducteurs non assurés ou non identifiés. Cette année, le fonds a alloué 132 millions d'euros aux victimes, soutenu par la solidarité de l'ensemble des assurés.
Le FGV se tourne également vers les responsables des accidents, souvent de jeunes conducteurs sans ressources financières pour obtenir une couverture d'assurance. « Les conséquences sont désastreuses pour les auteurs », souligne Bréard, ajoutant qu'ils sont souvent confrontés à un endettement considérable, ayant à rembourser des montants pouvant dépasser plusieurs millions d'euros.
« C'est un enjeu crucial », affirme-t-il. Le directeur du FGV appelle à un effort collectif, impliquant non seulement les assureurs, mais aussi les autorités publiques, afin de réfléchir à des solutions adaptées, particulièrement pour les jeunes vivant en milieu rural.
En France, il est obligatoire d'assurer son véhicule pour les dommages causés aux tiers. En cas de non-respect de cette obligation, une amende de 750 euros peut être infligée, rappelle le FGV.
Bréard a également mis en avant l'importance croissante de la détection proactive de la non-assurance, notamment grâce à la vérification systématique des fichiers des véhicules assurés dans le cadre des contrôles de vitesse excédant 50 km/h.
En 2022, le FGAO a également pris en charge 818 victimes d'accidents causés par des trottinettes électriques non assurées, soit une augmentation de près de 8 % par rapport à l'année précédente. « Les trottinettes sont devenues plus problématiques que les deux-roues », conclut Bréard.







