Le déficit de la Sécurité sociale pourrait atteindre 21,6 milliards d'euros d'ici 2025, avec des prévisions pessimistes le portant à 23,2 milliards en 2026. Cette situation critique pousse la Caisse nationale d'assurance maladie (CNAM) à proposer une série de réformes.
Dans son rapport annuel, publié récemment, la CNAM a détaillé un éventail de quarante propositions visant à réduire ce déficit croissant, avec l'objectif d'assurer une meilleure couverture santé pour les Français.
Interdire la vente de cigarettes aux générations futures
Parmi ces propositions, figure l'idée audacieuse d'interdire la vente de tabac aux individus nés après 2009, une initiative qui a déjà été adoptée par le Royaume-Uni. Thomas Fatôme, directeur général de l'Assurance-maladie, souligne l'urgence de cette mesure. Il déplore l'inefficacité des stratégies anti-tabac actuelles, malgré les hausses de prix et les images dissuasives. La France, selon lui, doit intensifier ses efforts pour rattraper son retard face à ses voisins européens.
Rendre le Nutri-Score incontournable
La CNAM plaide également pour que le Nutri-Score devienne une obligation sur tous les produits alimentaires emballés. Ce dispositif vise à guider les consommateurs vers des choix plus sains, un changement qui pourrait potentiellement améliorer la santé publique. Les projections estiment que, d'ici à 2050, cette mesure pourrait augmenter de 10 années la durée de vie en bonne santé pour 100 000 habitants par an.
Casque obligatoire : une mesure de sécurité renforcée
Face à la hausse alarmante des accidents liés aux trajets à vélo et en trottinette, la CNAM recommande d'élargir l’obligation du port du casque aux personnes de plus de douze ans. Les données révèlent une augmentation des accidents de 7,6 % en 2024, une tendance inquiétante qui nécessite une réponse prompte.
Ensemble, ces mesures pourraient générer des économies estimées à 3,9 milliards d'euros par an, essentielles pour garantir la viabilité des dépenses de santé dans un horizon à 2030. Dans un contexte où la santé publique est mise à mal, ces propositions d'une CNAM proactive pourraient faire la différence.







