REPORTAGE. Le maire de Cannes, également président de l’Association des maires de France, souhaite faire entendre le "pays réel" à l'Élysée. Son discours, aussi programmatique que personnel, a captivé de nombreux auditeurs.
Vendredi soir à Saint-Raphaël, lors d'un meeting en plein air attirant près de 1 500 personnes, David Lisnard, fondateur de la Nouvelle Énergie, brille par son style singulier. Il y mêle des références intellectuelles telles que Marc Bloch, Nietzsche et le général de Gaulle, à des touches d'humour, tout en ayant un ton captivant.
À l'image d'un rockeur, presque punk, Lisnard déclare : "Mon ennemi, c'est le conformisme". Alors qu'il arbore ses lunettes de soleil, il aborde ses thématiques avec légèreté, mais fait néanmoins appel à un message profond et sérieux en évoquant "la révolution du bon sens" et la quête de liberté.
Son discours, qui a duré plus d'une heure et demie, remet en cause l'État providence et interpelle les gouvernements sortants sur leurs responsabilités. Il critique également Les Républicains pour avoir été "une béquille à la Macronie sans retour sur investissement". Contrairement à d'autres candidats qui ont choisi Paris pour leurs interventions, Lisnard s'est associé à Frédéric Masquelier, l'un de ses alliés fidèles, à une quarantaine de kilomètres de sa mairie.
Selon des experts politiques, cette façon de s'exprimer pourrait séduire une frange de l'électorat en quête de nouveauté en matière de leadership. Jean Dupont, politologue, remarque que "le charisme et l'originalité de Lisnard peuvent influencer ceux qui se sentent délaissés par les partis traditionnels".







