Deux jours après le terrible incendie survenu dans la station de ski de Crans-Montana, faisant au moins quarante victimes et près de 120 blessés, les enquêteurs ont commencé à établir un lien probable avec l'utilisation de bougies incandescentes. Cette situation tragique suscite un grand nombre de questions encore sans réponse, comme le rapporte Blick.
“Comment un tel drame a-t-il pu se produire ?” est la question envahissante dans l'esprit de tous, après l'incendie survenu au bar Le Constellation lors des célébrations du Nouvel An. Les premiers bilans indiquent que quarante personnes ont perdu la vie, et la majorité des blessés souffrent de brûlures graves.
Dans les heures qui ont suivi le drame, les autorités ont évité de faire des suppositions, mais les réseaux sociaux ont largement relayé les informations, accompagnées de “photographies et vidéos de la soirée”. Plusieurs d'entre elles mettent en évidence “des bougies fontaines fixées sur des bouteilles de champagne”, note Le Temps.
Des séquences, validées par divers médias, montrent clairement que “les flammes de ces engins pyrotechniques étaient en contact étroit avec le plafond, ce qui a entraîné l'embrasement rapide du revêtement en mousse acoustique”.
Analyse préliminaire de l'incendie
La procureure générale Beatrice Pilloud a révélé ses premiers éléments d'enquête, affirmant que “tout semble indiquer que le feu est parti des bougies incandescentes et feux de Bengale”, mal placés. Elle a précisé qu'il était nécessaire de déterminer si l'utilisation de ces bougies était conforme aux normes régissant les lieux publics.
D'éventuelles “interrogations” demeurent, notamment quant à la conformité des sorties de secours et des matériaux présents dans le bar. La Tribune de Genève a souligné que l’enquête se concentrait également sur la pose du revêtement en mousse acoustique, qui pourrait avoir favorisé la propagation rapide du feu.
Profil des victimes et assistance
Les deux gérants du bar, un couple d'origine corse, ont été entendus dans le cadre de l’enquête. L'épouse, blessée, est toujours hospitalisée. Pour le moment, le parquet n'a pas encore engagé de poursuites, mais selon les déclarations de Mme Pilloud, “des accusations d'incendie criminel et d'homicide involontaire pourraient être envisagées”.
Parmi les blessés, 113 ont été identifiés, dont plusieurs étaient d'autres nationalités, comme des ressortissants français, italiens et serbes. Face à cette urgence, le dispositif de protection civile de l'Union Européenne a été activé pour transférer des patients vers des centres spécialisés.
Toutefois, l'identification des victimes se poursuit, et de nombreux parents, inquiets, attendent des nouvelles de leurs proches disparus, comme l’illustre le témoignage d'un père à la recherche de sa fille, dont le désespoir est palpable : “Ils ne nous disent rien”, confie-t-il. Il Corriere della Sera rapporte un climat de tension parmi les familles des disparus, qui restent plongées dans l'angoisse et espèrent des nouvelles positives.







