Ce lundi 5 janvier 2026, une couche de neige recouvre les pavés de Laval (Mayenne), alors que l'air glacial pèse sur les épaules des habitants. La situation devient critique pour les personnes sans domicile fixe, qui doivent redoubler d'ingéniosité pour se protéger des températures extrêmes.
Les autorités locales, conscientes de la nécessité d'agir, ont ouvert 20 places supplémentaires dans les hébergements d'urgence. Pourtant, selon des témoignages, ces places ne sont pas toutes occupées. Tony Mitchelit, un homme de 43 ans vivant dans la rue depuis un an et demi, raconte : « Alors que je dormais dans une cage d’escalier, j’ai été réveillé par le froid me paralysant. En appelant le 115, j'ai réussi à obtenir une place. C'est déjà un soulagement. »
Des experts du secteur social estiment que l'hésitation des sans-abri à utiliser les services d'hébergement pourrait être due à la méfiance, à la stigmatisation ou à un sentiment d'abandon face à des systèmes complexes. À ce sujet, un responsable d'une association caritative de Laval a partagé : « Nous devons créer un environnement de confiance, où chacun se sent en sécurité pour demander de l'aide. »
Nacer Boumedine, un autre sans-abri, a fêté son 46e anniversaire sous un abri de fortune près d'une supérette. Il admet que même ces refuges improvisés sont souvent une meilleure option que de dormir dans une voiture, exposée à tous les vents. Cette problématique n’est pas unique à Laval ; des villes comme Paris et Lyon rencontrent des défis similaires, où le nombre de sans-abri augmente chaque hiver, selon une étude de l’INSEE. Le collectif des sans-abri à Paris souligne également l'importance de donner une voix aux personnes vivant cette réalité.
Les températures glaciales peuvent avoir des conséquences dévastatrices pour les personnes vulnérables. Un rapport de France Info a récemment révélé que des vies sont perdues chaque hiver faute d'abris adaptés. Lors de périodes de grand froid, les organismes tels que les Restos du Cœur et le Secours Catholique intensifient leurs efforts pour fournir des repas chauds et des couvertures à ceux qui en ont besoin. Ces actions, bien que vitales, nécessitent davantage de soutien et de ressources pour être efficaces sur le long terme.
Dans cette ambiance de précarité, un message d'espoir émerge : la solidarité des citoyens. Des initiatives locales, comme des collectes de vêtements et de nourriture, se multiplient pour venir en aide à ceux qui luttent quotidiennement contre le froid. La résilience des sans-abri et la mobilisation des Lavallois montrent que face à l’adversité, l'humanité a encore sa place.







