La Collectivité de Corse a annoncé le redémarrage des travaux pour la création d'une nouvelle voie entre Bastia et Furiani, débutant par l'implantation d'un giratoire sur l'avenue du Macchione. Cette initiative vise à alléger le trafic à l'entrée de la ville et à améliorer la desserte de zones stratégiques, avec un calendrier s'étalant jusqu'en 2028, tout en respectant des contraintes foncières et environnementales.
Les travaux, entamés le 5 janvier dernier, concernant le carrefour giratoire reliant la RD 264 à la future section de la RT12, sont considérés comme une première étape essentielle d'un projet plus vaste. Selon Jean-Félix Acquaviva, président de l'Office des transports en Corse, ce giratoire constituera un point de convergence pour ventiler les flux de circulation souvent saturés, notamment en direction des grands équipements de la région.
Le coût de cette opération est estimé à 524 125 euros hors taxes, financé majoritairement (70 %) par l'État dans le cadre du Programme exceptionnel d'investissement (PEI), avec un complément de 30 % de la Collectivité de Corse. La maîtrise d'ouvrage est prise en charge par la Direction des investissements routiers de la Collectivité locale.
Jean-Baptiste Pieri, directeur des investissements routiers, a précisé que l'infrastructure envisagée se déploiera en deux voies sans accès direct, sauf aux carrefours giratoires. Cet aménagement est conçu pour capter un trafic de transit estimé à 12 000 véhicules par jour, ce qui devrait contribuer à désengorger l'entrée de Bastia.
Actuellement, plusieurs sections de cet axe sont déjà en service. Des efforts sont en cours pour coordonner les connexions avec le futur centre hospitalier de Bastia, une exigence critique pour la planification globale du projet.
Le chantier est organisé pour minimiser l'interruption de la circulation, particulièrement pour les véhicules se rendant à l'hôpital. Les travaux en cours se déroulent principalement hors des heures de pointe, les alternances de trafic se concentrant sur des périodes nocturnes.
Néanmoins, le projet doit composer avec plusieurs contraintes, notamment des enjeux environnementaux liés à la présence d'amiante et la protection de la biodiversité. Selon des sources du ministère français de l'Environnement, ces aspects exigent des analyses approfondies et peuvent entraîner des surcoûts allant de 20 à 80 %.
Pour ce qui est des prochaines étapes, le calendrier prévoit une montée en puissance progressive. Le giratoire en phase d'achèvement sera suivi de la section entre le pont suspendu et le Cosec de Furiani, avec un lancement prévu au premier semestre 2026. À terme, l'exécutif territorial ambitionne de livrer l'ensemble de cette nouvelle infrastructure à la fin de 2028, sous réserve de la levée des contraintes foncières et environnementales.







