La grève nationale des médecins libéraux, déclenchée cette semaine, a suscité la réaction du Syndicat des Hospitaliers de Haute-Corse, qui exprime son soutien à ce mouvement tout en choisissant de ne pas y participer. Cette mobilisation s'inscrit dans un contexte de mécontentement concernant un projet de loi de financement de la Sécurité sociale jugé préoccupant pour l'avenir de la médecine de ville.
Les syndicats de médecins dénoncent des réformes qu'ils considèrent comme nuisibles, notamment en matière d'accès aux soins de premier recours. En Corse, l'impact de cette grève reste contrasté en raison des nécessités de la continuité des soins et du retour à la normale post-fêtes. Cependant, elle met en exergue un malaise ancien au sein de la profession médicale, comme le souligne le journal Le Monde.
Dans un communiqué, le Syndicat des Hospitaliers de Haute-Corse affirme vouloir « exprimer son soutien total au mouvement de grève des médecins libéraux », en réponse à des conditions professionelles qu'ils jugent fragilisées. Les hospitaliers rappellent que la médecine libérale est un pilier essentiel du système de santé, tout autant que l'hôpital public, soulignant ainsi une interconnexion vitale entre ces deux systèmes.
« Chacun peut constater que l'hôpital traverse une période difficile, tant au niveau national que local. Nous observons un manque de moyens, des tensions sur le personnel et une accessibilité de plus en plus problématique aux soins », déclare un porte-parole du syndicat. Ce constat n'est pas isolé, partagé par de nombreux soignants, y compris ceux du continent.
Avec la menace d'un double affaiblissement, les hospitaliers sont alarmés par la possibilité d'une détérioration des services de santé. Ils avertissent : « Si la médecine libérale se dégrade durablement, cela entraînera une crise non seulement pour cette branche, mais pour l'ensemble du système de santé français, ce qui affectera directement les patients ».
Cette inquiétude est particulièrement forte dans un territoire insulaire comme la Corse, où l'accès aux soins est déjà contraint par des spécificités géographiques. Le syndicat appelle donc les pouvoirs publics à écouter les revendications des médecins libéraux et à reprendre les discussions en vue d'entreprendre des réformes structurelles qui impliquent tous les professionnels de santé.
En fin de compte, le soutien apporté par les hospitaliers de Haute-Corse vise à susciter un débat plus large sur l'avenir de la santé publique. Comme le souligne un intervenant du secteur : « Défendre la médecine libérale aujourd'hui, c'est aussi préserver l'hôpital de demain et garantir un accès aux soins de qualité pour tous ».
Ce message résonne avec force dans un contexte où la pression sur les soins de santé ne cesse d'augmenter, avec des besoins qui dépassent de plus en plus les ressources disponibles. Cette dynamique soulève des questions cruciales et nécessite une attention immédiate, tant pour les médecins que pour les patients.







