Le 9 janvier, la Coordination Rurale a organisé une mobilisation à Paris, rassemblant des agriculteurs hardis des quatre coins de France. Les convois de tracteurs, traversant des centaines de kilomètres, ont rejoint la capitale dans une démonstration spectaculaire de solidarité et de frustration face à la situation actuelle du secteur.
Patrick Legras, président de la Coordination rurale dans les Hauts-de-France, n'a pas caché son inquiétude. "Si des agriculteurs parcourent 600, 800, voire 1000 kilomètres en tracteur, c'est un signe que beaucoup d'entre nous sont au bord du désespoir,“ a-t-il déclaré. En effet, la profession agricole est l'une des plus touchées par le phénomène tragique des suicides en France. Ce n'est pas seulement une question de politique, mais d'une vie, d'un avenir.
La mobilisation vise principalement à attirer l'attention sur le traité de libre-échange avec le Mercosur, qui suscite de vives inquiétudes parmi les agriculteurs. Alors que le gouvernement français affronte des critiques sur sa gestion du dossier, Patrick Legras rappelle : "Nous avons laissé traîner cette affaire pendant six ans, et aujourd'hui nous n'avons toujours pas de solution satisfaisante. Il est temps d'agir." Un avis partagé par de nombreux experts en agriculture, qui estiment que ces discussions doivent prendre en compte les voix et les besoins des producteurs.
Au-delà de la simple protestation, la Coordination Rurale souhaite élargir son mouvement. Les agriculteurs envisagent de s'entourer de personnalités publiques, comme Didier Barbelivien ou Alexandre Jardin, pour renforcer leur appel à la solidarité nationale. "Ce n'est pas de la politique, mais un cri de désespoir", insiste Legras. La situation actuelle exige une attention urgente, car l’avenir du monde agricole est en jeu.
Ces rassemblements soulignent une ère de changement nécessaire, non seulement pour le bien-être des agriculteurs, mais aussi pour la sécurité alimentaire de la France. La voix des agriculteurs doit être entendue, car leur lutte concerne chacun d'entre nous. Selon plusieurs analyses, une approche proactive pourrait faire pencher la balance vers un soutien plus fort et plus durable pour ce secteur essentiel.







