La tempête Goretti a révélé l'importance cruciale de la liaison aérienne entre l'île d'Yeu et le continent, alors qu'aucun bateau ne pouvait rejoindre l'île le 8 janvier. Carole Charuau, la maire de l'île, a récemment défendu ce service vital devant la région des Pays de la Loire, qui a décidé de supprimer une subvention de 250 000 euros à la compagnie d'hélicoptères.
« La situation actuelle est une illustration typique de l'utilité de notre héliport, » a déclaré la maire. En effet, en période de tempête, tous les créneaux des hélicoptères sont pris. Cette liaison aérienne est non seulement essentielle pour les urgences médicales, mais elle permet aussi d’éviter des pertes de temps importantes pour les insulaires liés à des impérieux rendez-vous sur le continent.
Une hausse des tarifs insulaires en crise
Avant la fin de la subvention, le prix d'un vol pour les résidents était de 58 euros, mais il a désormais grimpé à 84 euros, augmentant la pression sur les familles. Les prévisions indiquent une chute de fréquentation pouvant atteindre 70 % en raison de cette hausse. La société Oya Vendée Hélicoptère, qui gère cette ligne, a besoin d'un équilibre financier entre diverses activités, y compris les évacuations médicales et le transport de colis. Le président de l’association locale, Dominique Groisard, souligne le risque que la suppression du service fait peser sur l'ensemble de leurs opérations.
Les habitants de l'île, la plus éloignée de la métropole après la Corse, ont déjà connu des interruptions de service par le passé, ce qui a obligé le Samu à solliciter l'aide de la Marine nationale. Ces expériences ont alimenté l'anxiété des résidents, qui craignent une nouvelle cessation du transport aérien.
Vers un avenir incertain, mais déterminé
Face à cette crise, des voix sur l'île suggèrent d'envisager d'intégrer l'île d'Yeu à la région Bretagne, qui propose des aides pour le transport maritime. « Bien que ce soit un clin d'œil, la région Bretagne paraît plus engagée dans la vie insulaire, » remarque Groisard. En revanche, la région des Pays de la Loire justifie sa position en se basant sur une analyse juridique qui limite ses interventions en matière de transport aérien.
Cependant, des discussions sont en cours pour explorer des solutions alternatives. La présidente de la région et le président du département de la Vendée s'évertuent à trouver des moyens de soutenir cette ligne aérienne cruciale, un effort que la maire de l'île espère vivement. « Nous ferons tout pour préserver ce service », affirme-t-elle avec détermination.
Cette situation met en lumière les défis auxquels font face les territoires insulaires et la nécessité d'un soutien continu pour préserver leur connexion avec le monde extérieur. Alors que des enjeux comme la continuité territoriale sont en jeu, il est essentiel de maintenir des services adaptés aux besoins des résidents.







