Ce dimanche 25 janvier, Mitry, en Seine-et-Marne, a vibré au rythme d'une marche blanche en mémoire de Camélia, une lycéenne qui a tragiquement mis fin à ses jours le 13 janvier dernier. La mobilisation a rassemblé plusieurs centaines de participants, unis pour rendre hommage à cette jeune fille que le harcèlement scolaire a poussée au bord du désespoir.
La matinée a été marquée par un silence poignant, reflet de la douleur partagée. Les participants ont exprimé leur solidarité avec la famille de Camélia et ont appelé à la justice. "On est vraiment tous endeuillés, on est solidaires avec la famille et on veut tous la même chose : obtenir justice pour Camélia", confie une femme au cortège. Une autre participante a ajouté : "C'était primordial pour moi d'être ici, d'exprimer mes sentiments. J'espère que cela incitera à un changement, car il a fallu cette tragédie pour que sa voix soit entendue."
Le rassemblement avait un but clair : dénoncer le harcèlement dont Camélia aurait été victime. Scolarisée en terminale, la jeune fille allait célébrer son 18e anniversaire ce week-end. Devant son lycée, ses proches ont lancé un appel vibrant à tous les élèves souffrant de négligence et de brimades. "Je voulais tous vous remercier de votre présence. Cela me touche beaucoup et cela honore ma fille Camélia", a déclaré sa mère avec émotion. "Se taire face au harcèlement, c'est laisser mourir. Il est crucial de parler, de raconter, de dénoncer. Camélia n'était pas l'enfant harcelée que l'on peut imaginer ; elle était sociable, joyeuse, prenaient soin d'elle et pourtant, elle subissait des moqueries et des insultes", a partagé Salim Ayachi, l'oncle de Camélia.
Le proviseur en retrait de ses fonctions le temps de l'enquête
Pour les parents d'élèves présents à la manifestation, l'accompagnement et l'écoute des jeunes doivent devenir des priorités. "La santé mentale des adolescents est souvent non prise en compte et il est urgent de mettre en place des actions concrètes", souligne une mère. Un père s’est également exprimé en ces termes : "Le harcèlement ne s’arrête jamais, que ce soit sur les réseaux ou dans la vie quotidienne." Une autre participante a ajouté : "Espérons que cette marche blanche n'est que le début d'une prise de conscience collective."
Des enquêtes administratives et judiciaires sont en cours pour établir les responsabilités à la suite du décès de Camélia. En attendant, le proviseur de son lycée a décidé de se mettre en retrait de ses fonctions pendant l'enquête, une mesure qui soulève des interrogations sur la gestion du harcèlement au sein des établissements scolaires. Les événements de ce week-end rappellent l'urgence d'une réforme profonde pour protéger les jeunes contre des réalités tragiquement courantes.







