Depuis 26 jours, les brancardiers du centre hospitalier de la Miséricorde sont en grève. Ils réclament le départ du directeur général, feignant un climat particulièrement tendu au sein de l'hôpital. Mais ce n'est pas le seul mouvement social en cours. Le service des urgences est également en grève, mettant l'établissement face à deux conflits qui compliquent considérablement l'organisation des soins.
Hier soir, la Commission Médicale de l'Établissement (CME) a tenu une réunion exceptionnelle. Vingt médecins se sont rassemblés pour discuter des tensions persistantes et des défis que rencontrent les équipes. Bien que les brancardiers n'aient pas été conviés, une délégation d'urgentistes a présenté les difficultés rencontrées.
Deux motions adoptées à l’unanimité
À l'issue de cette réunion, la CME a voté à l'unanimité deux motions. La première exprime un soutien fort aux équipes des urgences, qui affrontent une situation particulièrement difficile. La seconde motion appelle à une résolution rapide de la crise des brancardiers sans prendre parti pour les grévistes ou la direction. L'objectif est de restaurer un établissement calme et efficace, dans l'intérêt de tous, patients et soignants.
Une situation judiciaire également sous tension
Parallèlement à ce climat social déjà tendu, une enquête judiciaire pour injures publiques et entrave au droit syndical a été ouverte par le parquet d'Ajaccio. De plus, entre 2022 et 2025, trois dépôts de plainte ont été enregistrés contre la direction. Ces plaintes, qui évoquent des accusations de harcèlement et d'abus de pouvoir, touchent des employés, y compris un travailleur handicapé à 80%. La Direction interdépartementale de la police nationale de Corse-du-Sud a déjà entendu plusieurs plaignants.
L’urgence d’une sortie de crise
En somme, les médecins appellent à une résolution rapide des conflits. Avec deux grèves en cours, l'enjeu dépasse le simple désaccord : c'est le fonctionnement de l'hôpital et la qualité des soins qui sont désormais en danger. En exacerbant les tensions, cette situation pourrait potentiellement compromettre la prise en charge des patients. Les mots des médecins résonnent dans ce contexte : "Il est crucial d’agir pour le bien-être de tous." (source : Radio France)







