À Bagnac-sur-Célé, un vif débat s'est installé autour d'un chemin communal devenu inaccessible. Un agriculteur, Alain Boudou, s'oppose fermement à cette fermeture partielle. Selon lui, la situation restreint non seulement le passage pour les randonneurs, mais favorise également un autre exploitant agricole, qui bénéficie de l'espace libéré.
Le maire, Lambert Bru, récemment réélu, considère que la commune n'a aucune obligation légale de réouvrir ou d'entretenir le chemin, qui, selon lui, n'a jamais été réellement fermé par la municipalité, mais plutôt par des usages agricoles. "Nous avons d'autres priorités", estime-t-il, précisant que son équipe se concentre sur l'entretien des chemins les plus utilisés.
Alain Boudou dénonce pour sa part un exemple d'abus de pouvoir, indiquant que la portion où il a accès, d'environ 3 mètres, doit être élargie pour permettre le passage de ses engins agricoles, tout en demandant la réouverture totale du chemin. "C'est une question d'équité", affirme-t-il, en soulignant que la loi devrait être appliquée uniformément à toutes les parcelles.
Dans un contexte juridique tendu, Boudou a saisi la justice en 2024, avec un recours au tribunal administratif de Toulouse. Ce dernier a déjà statué contre une demande de la mairie, qui cherchait à lui imposer des frais pour une procédure jugée abusive. "L'objectif est de démontrer un abus de pouvoir de la part de la mairie, favorisant un agriculteur au détriment d'un autre", indique l'avocat d'Alain Boudou.
La municipalité, quant à elle, persiste dans son refus de rouvrir le chemin ou d'y faire des travaux, affirmant qu'elle n'a ni les ressources ni l'obligation d'agir. Le dossier reste donc en suspens, attendant la décision du tribunal, alors que la communauté locale continue à s'interroger sur l'équilibre entre les besoins agricoles et l'accès public aux chemins.







