La nuit dernière a été particulièrement agitée dans le sud de la France, où des alertes de vigilance jaune sont toujours en vigueur pour le risque de vents violents, notamment dans les Bouches-du-Rhône et le Vaucluse. La tempête Deborah, qui a pris naissance sur le golfe de Gênes, a généré des rafales redoutables à travers toute la région, atteignant des vitesses impressionnantes.
A La Ciotat, des rafales ont été mesurées à plus de 130 km/h, tandis qu'à Marignane et Martigues, elles ont atteint 122 km/h. En Corse, les vents ont été encore plus puissants, dépassant les 170 km/h, avec un maximum de 180 km/h enregistré à Conca, selon les informations de La Chaîne Météo.
Plus de cent interventions à Marseille
A Marseille, les marins-pompiers ont réalisé 154 interventions entre jeudi et vendredi, suite à cette tempête. Cela représente une augmentation de 42 % des appels et 46 % des opérations par rapport à une journée normale. Les interventions ont surtout concerné des chutes d’arbres et de matériaux. Un homme d’une cinquantaine d’années a été blessé légèrement après qu’un platane soit tombé dans le 6e arrondissement de la ville.
Les autorités municipales ont pris la précaution de fermer parcs et jardins face à cette tempête. Dans le reste des Bouches-du-Rhône, les pompiers ont enregistré une cinquantaine d'interventions nocturnes, s'ajoutant aux opérations de la journée. Les événements notables incluent dix-huit chutes d'arbres et une toiture endommagée à la piscine des Pennes-Mirabeau, évacuant ainsi avec succès le personnel et les usagers.
Vigilance dans le Var et les Alpes-de-Haute-Provence
Le Var a également été frappé, avec des rafales allant jusqu'à 110 km/h. Les pompiers ont effectué 141 opérations de secours, comme le rapporte Var Matin. La préfecture des Alpes-de-Haute-Provence a également alerté la population sur les risques potentiels liés aux rafales, avec des interventions fréquentes, notamment dans le secteur de Forcalquier.
Ces événements soulignent l'urgence climatique qui pèse sur notre société, incitant au débat pour renforcer les infrastructures face aux phénomènes météorologiques extrêmes.







