Depuis juillet 2018, une fraude d'envergure a été mise au jour concernant des steaks hachés distribués par des associations caritatives. En mars, plusieurs organisations avaient alerté sur la qualité alarmante de ces produits, soulignant qu'ils ne ressemblaient en rien à de véritables steaks hachés.
Après une série de tests effectués par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), une fraude alimentaire de 5,2 millions d'euros a été révélée. Au total, 7 millions de faux steaks hachés, équivalant à environ 1 500 tonnes, ont été acquis par des associations telles que Les Restos du Coeur et la Croix-Rouge depuis l'été 2018. Les analyses ont montré que ces galettes ne contenaient ni viande, ni muscle, mais uniquement des additifs comme le soja, l'amidon et des graisses.
La provenance des steaks hachés : une entreprise française impliquée
Les faux steaks hachés provenaient d’une société française qui avait fait apparaître des produits incriminés en s'approvisionnant auprès d’un industriel en Pologne. Une enquête est actuellement en cours non seulement en France, mais également en Pologne, par le biais d'un réseau international connu pour sa lutte contre la fraude alimentaire.
Mesures prises et sécurité sanitaire
Suite aux résultats des tests, la DGCCRF a imposé l'arrêt immédiat de la distribution de ces produits. Dans son communiqué, l'agence a rassuré le public en précisant que les analyses microbiologiques menées n'ont pas montré de danger pour la santé des consommateurs. Cependant, cette affaire soulève des questions cruciale sur la qualité des aliments destinés aux populations vulnérables et sur les pratiques de contrôle dans l'industrie alimentaire.







