Vendredi, le conseil de l'Assurance maladie, composé tant des syndicats que du patronat, a exprimé son "inquiétude" vis-à-vis des mesures imminentes du gouvernement concernant les arrêts maladie. Par son porte-parole, ce conseil a déclaré être "ouvert à toute demande" de l'exécutif, soulignant sa volonté de contribuer à des solutions communes et efficaces.
La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a confirmé lors d'une séance à l'Assemblée que l'exécutif est sur le point d'annoncer des mesures pour tempérer la hausse des indemnités associées aux arrêts de travail, celles-ci étant jugées "insoutenables" pour le budget de l'Assurance maladie. Selon ses mots, ces dépenses atteignent presque "20 milliards d'euros", représentant ainsi "16% des dépenses en médecine de ville".
Ces dépenses atteignent aujourd'hui presque 20 milliards d'euros, soit 16 % des dépenses de la médecine de ville, a déclaré la ministre.
Dans le même esprit, le conseil a rappelé qu'il avait proposé, durant l'été 2025, des réformes évoquant, par exemple, la prescription de télétravail en lieu et place d'un arrêt maladie ou encore l'obligation de préciser les motifs d'arrêt dans les certificats médicaux. À cet égard, la simplification des contrôles d'absentéisme par les employeurs a également été suggérée.
Extension à sept jours du délai de carence
Parmi les recommandations se trouvent la mise en place d'une subrogation obligatoire des indemnités journalières pour les congés maternité ainsi que des arrêts maladies, ce qui obligerait les employeurs à verser tout ou partie du salaire, tout en récupérant les indemnités dues à l'employé. D’autres idées plus controversées incluent l'introduction d'un système de bonus-malus pour les cotisations des entreprises en fonction de leur taux d'absentéisme et l’extension du délai de carence à sept jours.
La Fédération nationale des accidentés et des handicapés du travail (Fnath) a vivement critiqué ce retour des arrêts maladie dans les discussions politiques. Elle souligne que, "au lieu de stigmatiser", il serait plus judicieux de s'attaquer aux sources profondes de l'augmentation des arrêts de travail, telles que le vieillissement de la population active et la dégradation des conditions de travail. La Fnath exhorte les décideurs à agir sur ces enjeux cruciaux.







