Face à la crise provoquée par la guerre en Iran, le gouvernement français envisage d'encadrer les marges des distributeurs sur les prix des carburants à la pompe. Ce projet, qui a été évoqué dans un décret en préparation, a pour but d'éviter ce que l'on appelle des « effets d’aubaine » pour les détaillants.
D'après les informations compilées par 20 Minutes, cette initiative n'est cependant pas encore définitive. Un porte-parole de Matignon a précisé que cette régulation visait à « lisser la répercussion des fluctuations des cours sur les prix à la pompe » et serait adaptée à chaque station-service. Ce projet doit encore être soumis à l'avis du Conseil national de la consommation et du Conseil d'État.
Des prix fluctuants mais des marges encadrées
Le texte propose un encadrement temporaire des marges, permettant au gouvernement de réguler la situation sans pour autant imposer un plafonnement direct des prix à la pompe. Les tarifs peuvent donc continuer à varier selon l'évolution des marchés. Toutefois, les marges des distributeurs ne pourront pas dépasser celles constatées avant la crise, indiquent les sources du gouvernement.
Aucune tendance vers un blocage des prix
Le dispositif inclut également un « seuil de déclenchement automatique » : cette régulation s’activera lorsque les cotations des produits raffinés dépasseront les niveaux pré-crise, établis à environ 1,71 euro TTC par litre pour l'essence. Le gouvernement a clairement fait savoir qu'un blocage des prix était une option à éviter, craignant qu'il ne génère des pénuries sur le marché.
La secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, a quant à elle plaidé pour un prix maximum à la pompe, fixé à 1,70 euro, tandis que l’association UFC-Que Choisir a exprimé ses doutes sur le temps de réaction du gouvernement face à l’urgence de la situation.
Les avis sur la réponse du gouvernement sont partagés, et une large partie des consommateurs se demande si ces mesures seront suffisantes pour éviter une flambée des prix des carburants dans les mois à venir, alors que le conflit en Iran continue de perturber les marchés mondiaux.







