Les répercussions du conflit au Moyen-Orient continuent à affecter le budget des Français. En mai, l’inflation a atteint 2,4% sur un an, selon les dernières estimations de l’Insee, marquant une légère hausse par rapport aux 2,2% enregistrés en avril. Cette nouvelle est révélatrice d'une tendance à la hausse persistante des prix à la consommation.
Les jets de tension géopolitique ont propulsé la hausse des coûts, notamment dans le secteur de l’énergie. Ce mois-ci, les prix énergétiques ont grimpé de 16,8% par rapport à l'année précédente, en grande partie en raison de la flambée des prix du gaz. Parallèlement, les services enregistrent une hausse de 2% et les prix alimentaires stagnent à 1,2%, tandis que les produits manufacturés enregistrent une légère baisse de 0,6%.
Comparé aux mois précédents, cette dynamique de hausse des prix à la consommation se poursuit : une augmentation de 0,1% est notée sur le mois, suite à une hausse substantielle des prix des denrées alimentaires, particulièrement des produits frais, comme l’a souligné l’Insee. Le tableau est agité avec un indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH) s’élevant à 2,8% sur un an en mai, après 2,5% en avril.
A l’heure où le contexte international se complexifie avec le conflit entre l’Iran, les États-Unis et Israël, le blocus du détroit d’Ormuz, qui représente une voie de transit pour près de 20% du pétrole mondial, entraîne une hausse du prix du baril. Si la situation perdure, des économistes mettent en garde contre une éventuelle propagation de cette inflation principalement énergétique à d'autres secteurs de l'économie.
Le ministre de l’Économie, Roland Lescure, a maintenu une vision mesurée en déclarant que "l’inflation progresse à 2,4% en mai, tout en demeurant limitée et globalement contenue, en comparaison avec nos voisins européens" sur le réseau social Bluesky. En réponse à cette montée des prix, il est à noter que le Smic sera revalorisé de 2,41% à partir du 1er juin, ajoutant ainsi environ 35 euros nets supplémentaires par mois. Comme d’habitude, le salaire minimum est automatiquement ajusté en fonction de l’inflation.







