Les Rencontres économiques d'Aix-en-Provence ont vu affluer de nombreux candidats à la présidentielle cette année, abordant des sujets tels que la dette, la fiscalité et la justice sociale. Toutefois, il manque une figure emblématique : un Zucman pro-business.
Ce personnage pourrait défendre la politique de l’offre avec passion, chiffres à l’appui, tout en disposant de la puissance médiatique nécessaire pour rivaliser avec ceux qui prônent une taxation accrue.
Il est urgent d'appeler à l’action les économistes audacieux et les chefs d’entreprise, fatigués d’être considérés comme de simples variables d’ajustement budgétaire. Les intellectuels et entrepreneurs doivent comprendre que la France a un potentiel immense, à condition de ne pas saper sa base productive.
Les stratégies pour y parvenir sont déjà établies : entre 2015 et 2025, la politique de l'offre a été impulsée, avec une baisse de la fiscalité sur le capital, des allégements de charges et un soutien à l’investissement, créant près de deux millions d’emplois.
Aveu d'échec
Pourtant, Sébastien Lecornu a admis à Aix: cette politique n’a pas suffit à convaincre les Français. Il a posé une question pertinente : pourquoi la bataille culturelle a-t-elle été perdue ? Pourquoi le rapport à l’entreprise a-t-il basculé si rapidement ? Sa réflexion s’accompagne d’un constat d’échec.
La réalité est simple : ceux qui plaident pour la taxation sont mieux organisés que ceux qui défendent la production. L’extrême gauche a su profiter des réseaux sociaux et de la viralité de l’information, tandis que le camp pro-business, bien que doté d'arguments solides, reste souvent inaudible.
Sortir du confort des colloques
Il existe quelques voix dissidentes comme Philippe Aghion ou Étienne Lévy, mais elles se font rares et souvent inaudibles. Où sont les grands patrons, l’Afep, le Medef ? Où sont les économistes de l’offre capables de simplifier les explications et de défendre le capital productif ?
Bien sûr, certaines initiatives comme "Trop c’est trop" de Éric Maumy et Erwan Le Noan émergent, mais elles restent insuffisantes. Le patronat doit dépasser sa réaction défensive pour adopter une offensive intellectuelle. Des idées, des témoignages, des vidéos et des campagnes sont nécessaires, tout comme des économistes visibles qui osent entrer en scène.
Il est impératif de considérer qu’une bataille culturelle ne se gagne pas avec quelques tribunes, mais avec des ressources, une répétition et une représentation solide. Nous cherchons donc un Zucman pro-business, un défenseur de la politique d’offre qui saura faire comprendre que la richesse ne se distribue pas sans effort, mais se construit.







