Pékin et Moscou, en tant que partenaires diplomatiques et économiques clés, intensifient leur collaboration en proposant une alternative à ce qu'ils considèrent comme la domination américaine sur l'échiquier mondial. Ce lundi, ils ont entamé leurs exercices navals annuels au large des côtes chinoises, alors que la Chine procédait également à un tir d'essai de missile dans le Pacifique.
Ces manœuvres, appelées «Joint Sea-2026», se déroulent dans un contexte tendu et sont connectées à une longue histoire d'exercices militaires communs. Bien qu'aucun lien direct n'ait été établi entre les deux opérations, le tir de missile et les exercices à Qingdao, port stratégique de l'est de la Chine, sont observés avec attention. Selon le ministère chinois de la Défense, ces exercices incluent des opérations de «commandement et de coordination tactique».
Par la suite, les marines chinoise et russe se dirigeront vers des eaux où ils effectueront des exercices de reconnaissance, de défense aérienne et des tirs d'entraînement avec des munitions réelles. À l'issue de ces manœuvres, une patrouille maritime conjointe aura lieu dans une zone du Pacifique, a précisé le ministère chinois, sans divulguer la localisation exacte.
En plus de ces exercices, la Chine a annoncé avoir tiré un «missile stratégique» longue portée depuis un sous-marin nucléaire, sans charge nucléaire, bien qu'aucun lien immédiat n'ait été établi avec les manœuvres maritimes. Les exercices «Joint Sea» existent depuis 2012 et l'édition de cette année se déroule du 6 au 13 juillet, peu après la visite en Chine du président russe Vladimir Poutine, qui avait évoqué des relations bilatérales «sans précédent».
Le Kremlin a pris la défense du tir de missile, déclarant que c'était un droit souverain pour la Chine de tester ses capacités. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a assuré que ces actions n'étaient pas menaçantes pour la région malgré les critiques, notamment de l'Australie, qui a qualifié le tir d'«déstabilisant». Peskov a souligné que les exercices navals en cours ne visaient à nuire à aucun État de la région.







