Cédric Jubillar, reconnu coupable en octobre 2025 pour le meurtre de son épouse Delphine à Cagnac-les-Mines (Tarn), a fait des "aveux de culpabilité" dans une lettre adressée à son avocat, le 6 juillet 2026. Retour sur une affaire tragique qui a suscité l’effroi dans l'ensemble du pays, entre révélations, deni et retournements de situation.
Des éléments troublants, comme des lunettes brisées, des disputes sous le sapin de Noël et des cris nocturnes, ont ponctué cette affaire. La confession récente de Cédric, en tant que geste inattendu dans sa défense, pourrait avoir des répercussions significatives avec le procès en appel prévu pour septembre.
Un conflit nocturne
Le fils Jubillar, alors âgé de six ans, se souvient d'une dispute entendue lors d'une nuit tragique, en observant à travers une porte entrebâillée ses parents se chamaillant. Cédric a nié s’être reconnu dans ces souvenirs, affirmant que son fils confondait les soirées. Des voisines, témoins de cris féminins, ont également été interrogées. "Ces cris ne provenaient pas de chez nous", a-t-il rétorqué.
En examinant les indices, une paire de lunettes, abîmée et retrouvée par fragments dans la cuisine, indique une altercation. Des experts ont conclu que les dommages pourraient avoir été causés par un coup de poing d’adulte, une assertion réfutée par Cédric qui a mentionné que les lunettes étaient déjà en mauvais état.
Un stationnement suspect
Les enquêteurs ont noté un détail dérangeant concernant le stationnement de la voiture de Delphine. Plutôt que d’être garée comme à l’accoutumée, le véhicule a été retrouvé inversé, ce qui pourrait faire penser à une manœuvre effectuée durant la nuit pour déplacer son corps. Cédric, après avoir évoqué son ignorance sur l'orientation du stationnement, a finalement affirmé se souvenir de l'avoir vue garée dans le sens de la descente.
Des promenades nocturnes controversées
Cédric a rapporté que Delphine sortait ses chiens en pleine nuit, une routine quotidienne, tandis que plusieurs personnes ont contesté cette version, affirmant qu’elle évitait de sortir la nuit par peur. De plus, le tel qu'on ne parvenait plus à localiser le téléphone de Delphine après son dernier usage.
Des Menaces troublantes
Des déclarations inquiétantes de Cédric, rapportées par sa mère, ont refait surface. Il aurait dit : "J’en ai marre, je vais la tuer, je vais l’enterrer, personne ne la retrouvera". Bien qu'il attribue ces mots à un moment de colère, cela soulève de sérieux doutes. En prison, il a également proféré des déclarations cryptiques à plusieurs codétenus sur la disparition de Delphine.
Confessions tardives
Après avoir été condamné à 30 ans de réclusion criminelle, Cédric a enfin fait des aveux, informant son avocat de son intention de révéler le lieu où il aurait caché le corps de Delphine. Ces aveux ont été partagés par l’avocat Maître Pierre Debuisson dans les colonnes de la Dépêche du Midi.
Ces révélations marquent un tournant dans une affaire déjà complexe, plongeant davantage la France dans une sinistre énigme qui continue de captiver l’attention du public.







