Le Premier ministre français, Sébastien Lecornu, a récemment assuré qu'il annoncerait d'ici vendredi des « mesures concrètes » pour répondre aux préoccupations persistantes des agriculteurs. Cette déclaration fait suite à une réunion à Matignon avec Arnaud Rousseau, président de la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA), qui a exprimé l'espoir de voir « clarifiées » les mesures d'urgence que l'organisation réclame depuis longtemps.
Au cœur des discussions figurent des problématiques variées, allant des défis sanitaires, notamment la dermatose nodulaire contagieuse touchant les bovins, aux préoccupations relatives à la viticulture, en passant par les enjeux autour de la taxe carbone. Les agriculteurs ont récemment fait part de leur mécontentement, considérant les réponses gouvernementales comme insuffisantes face à la multitude de crises existantes.
Sur le plan européen, Bruxelles a récemment consenti une rallonge budgétaire significative de 45 milliards d'euros pour l'agriculture, en anticipation d'une révision à mi-parcours de la Politique Agricole Commune (PAC). Cette initiative vise à apaiser les inquiétudes des agriculteurs français, qui craignent une concurrence accrue en provenance des pays latino-américains du Mercosur. Selon Les Échos, cette manœuvre peut être perçue comme un ultime geste avant la ratification de l'accord entre l'UE et le Mercosur.
Dans le même temps, la mobilisation des agriculteurs ne faiblit pas. Alors que de grands cortèges partent de plusieurs régions, notamment du Lot-et-Garonne, des leaders syndicaux comme José Pérez de la Coordination rurale soulignent la nécessité de « porter nos revendications là-haut à Paris ». La contestation est encore plus palpable avec le blocage de l'A64, où divers syndicats d'Occitanie se préparent à une action de grande envergure pour faire entendre leurs voix.
Enfin, le président Emmanuel Macron a également réaffirmé son engagement envers les agriculteurs en promettant que « pas un euro ne manquera par rapport au budget existant » de la PAC. Ce climat de tension témoigne des défis croissants que rencontre le secteur agricole, nécessitant une attention urgente de la part des autorités.







