Alors que les tracteurs ont quitté Paris au petit matin, d'autres manifestations se poursuivent à travers le pays, notamment en Haute-Garonne. Les agriculteurs expriment leur mécontentement face à l'accord de libre-échange avec le Mercosur et dénoncent la gestion de l'épidémie de dermatose nodulaire, ainsi que leurs difficultés financières croissantes.
Mardi, le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a tenté de répondre à leurs préoccupations en annonçant de nouvelles mesures, notamment un "moratoire sur les décisions relatives à l'eau". Il a promis un cadre clair pour la politique de l'eau avant le Salon international de l'Agriculture prévu en février prochain. Ces promesses interviennent dans un contexte de forte insatisfaction au sein de la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles) et des jeunes agriculteurs.
Départ de Paris. Après avoir campé près de l'Assemblée nationale pendant une nuit, les agriculteurs ont quitté la capitale. Selon la préfecture, tous les tracteurs avaient quitté Paris à 6h20.
Barrage filtrant à Toulouse. Une dizaine de tracteurs ont établi un barrage filtrant près de l'aéroport de Toulouse, provoquant des perturbations majeures. Des interpellations ont eu lieu, illustrant la tension qui règne. À Toulouse, les agriculteurs, malgré une interdiction de manifester, ont bravé la loi pour faire entendre leur voix.
Nouveau blocage de l'autoroute A64. La mobilisation s'intensifie dans la région toulousaine. Un autre groupe d'agriculteurs a bloqué l'A64 en déversant des pneus et de la paille, causant d'importants ralentissements. Bien que les forces de l'ordre aient réussi à mettre fin à un blocage antérieur, les manifestants restent résolus à continuer la lutte.
Autres manifestations en France. Dans le Var, un convoi de tracteurs entrave la circulation sur l'A50, tandis qu'en Indre-et-Loire et dans la Marne, des dépôts pétroliers sont bloqués. Au Finistère, les agriculteurs maintiennent un point de blocage sur une route à quatre voies, témoignant de l'étendue du mouvement à l'échelle nationale.
Comme l'a souligné une source proche des manifestations, "les agriculteurs ne demandent pas l'impossible, mais des réponses claires et des engagements concrets de la part du gouvernement". Alors que les tensions semblent s'intensifier, l'avenir de l'agriculture en France reste très incertain.







