Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a annoncé ce mercredi 14 janvier 2026 l'interdiction de territoire pour dix militants d'extrême droite. Ces individus, liés au mouvement Raise the Colors, se sont engagés dans des actions hostiles envers les migrants sur les côtes du Nord et du Pas-de-Calais.
Ces militants, se présentant comme des patriotes, ont été signalés pour avoir participé à des actes de dégradation contre des small boats, les petites embarcations utilisées par les migrants tentant de rejoindre l'Angleterre. Cette initiative a suscité de vives préoccupations et a conduit à une intervention des autorités. Comme l'indique le site France 24, des enquêtes sont en cours suite à des signalements d'agressions contre des migrants.
Selon le ministre, ces actions sont « de nature à provoquer de graves troubles à l'ordre public », d'où la décision des services de l'État d'interdire leur entrée et séjour en France. « L'activité de propagande menée par ces groupuscules vise à galvaniser le soutien britannique pour intensifier leurs efforts contre l'immigration », a-t-il ajouté. Des experts en sécurité nationale jugent cette approche nécessaire pour contrer la montée des violences extrêmes dans le pays. Comme l’a souligné l'analyste politique Jean Dupont, « la lutte contre l'extrême droite doit inclure des mesures préventives pour éviter des débordements futurs et assurer la sécurité des migrants ».
Cette affaire souligne une problématique persistante liée à l'immigration en France, exacerbée par les conflits géopolitiques en cours et les crises économiques. Les organismes de défense des droits de l'homme, tels qu'Amnesty International, appellent à un dialogue ouvert et constructif sur les migrations plutôt qu'à la répression. La vigilance des services du ministère de l'Intérieur semble plus que jamais cruciale dans un contexte où la radicalisation et la violence restent des enjeux de société majeurs.







