Le gouvernement français a décidé d’exclure dix militants britanniques d’extrême droite de son territoire après qu’ils ont été impliqués dans des actions ciblant des migrants essayant de rejoindre le Royaume-Uni. Ces décisions ont été annoncées par le ministère de l'Intérieur le 14 janvier, en raison des préoccupations croissantes concernant la sécurité publique sur le littoral du Nord et du Pas-de-Calais.
Les individus concernés, identifiés comme membres du mouvement 'Raise the Colours', ont conduit des opérations de destruction de petites embarcations utilisées par les migrants. Le ministère a précisé que leurs actions sont susceptibles de causer des troubles graves à l'ordre public, justifiant ainsi leurs mesures d’interdiction. L’entrée et le séjour en France sont désormais prohibés pour ces dix ressortissants britanniques.
Cette décision fait suite à une série d'agressions physiques et verbales signalées par une association de défense des droits des migrants. En effet, dans la nuit du 9 au 10 septembre, un groupe d'individus, arborant des drapeaux britanniques, a agressé des migrants à Grand-Fort-Philippe, restituant une atmosphère de tension qui inquiète les autorités.
En 2023, 41 472 migrants réussissaient à traverser la Manche depuis la France, marquant ainsi une montée significative par rapport aux années précédentes. En réponse, un accord secret a été signé cet été entre Londres et Paris pour organiser le retour des migrants traversant illégalement en échange de l'accueil de certains demandeurs d'asile en France. Cette approche vise à apaiser les tensions politiques autour de la question migratoire, notamment face à la montée du mouvement anti-immigration au Royaume-Uni.
Des experts sollicités sur cette affaire évoquent un besoin urgent de solutions plus humanitaires et moins militantes pour gérer la crise migratoire. Un intervenant de l'organisation 'France Terre d'Asile' a déclaré que "la proactivité dans la protection des droits des migrants est essentielle pour éviter d'autres tensions et violences". Alors que la situation continue de se développer, les conséquences de telles décisions politiques restent à évaluer.







