Jean-Hugues Colonna, ancien député des Alpes-Maritimes sous l'étiquette socialiste, nous a quittés à l'âge de 91 ans, comme l'a annoncé Corse-Matin. Né en Corse-du-Sud, il avait d'abord fait carrière comme professeur d'éducation physique à Ajaccio avant de se plonger dans le monde de la politique. Héritier d'une lignée dédiée au service public, il était le petit-fils d'instituteurs et le fils d'un huissier de justice, ce qui l’a naturellement conduit à embrasser une carrière élective.
Un parcours marqué par l'engagement
Au début des années 1970, Colonna s'installe à Nice, où il devient conseiller municipal. Il se distingue lors d'une élection municipale face à Jacques Médecin, démontrant son ambition politique. En 1981, avec la victoire de François Mitterrand à la présidence, il fait son entrée à l'Assemblée nationale en tant que député des Alpes-Maritimes. Cet ascenseur social témoigne de son dévouement et de son engagement envers la population.
Jean-Hugues Colonna était également un fervent défenseur de l'innocence de son fils, Yvan Colonna, cet aspect de sa vie a naturellement attiré l’attention des médias. Divers experts politiques, comme Jean-Pierre Chevènement, reconnaissent l'importance de Colonna dans la vie politique locale, soulignant son efficacité et sa discrétion.
En ce triste jour, beaucoup se remémorent son intégrité et son engagement envers les valeurs républicaines. Comme l'a déclaré un ancien collègue au Figaro, « il était une voix de raison dans une ère politique souvent tumultueuse ». Son passage à l'Assemblée nationale a suscité beaucoup d'admiration et respect de la part de ses pairs.
A travers son parcours, Jean-Hugues Colonna représente une époque où le dialogue et la solidarité prévalaient dans la sphère politique. Sa mort laisse un vide immense, et son héritage continuera d'inspirer les générations futures.







