Le procès de Charles Kermarec, ancien vice-président de Brest métropole, s'est ouvert à Quimper, mettant en lumière des accusations de viols et d'agressions sexuelles sur trois de ses neveux. Lors de l'audience, l'accusé a reconnu les faits en déclarant : "Je m'en veux, je m'excuse. C'est très dur, pour eux et pour moi."
Agé de 70 ans, Kermarec a été conseiller municipal de 2014 à 2023. Les abus, qui s'étendent sur plus de deux décennies, soulèvent des questions cruciales sur le silence et la honte qui entourent ces crimes. La mairie de Brest, dirigée par François Cuillandre, a suscité un signalement aux autorités judiciaires en mai 2023, à la suite d'une altercation dans un bar, où les neveux ont accusé leur oncle d'actes inacceptables.
Les victimes, dont l'un était mineur, ont rapporté des faits effrayants. Guillaume, qui avait alors 14 ans, a raconté comment Kermarec a profité de leur relation pour commettre des abus. D'autres témoignages révèlent que les abus se déroulaient dans des lieux allant de Brest à Saint-Tropez, suggérant un schéma de manipulation qui a duré des années. Des experts en criminologie notent que ces situations sont souvent le résultat d'un pouvoir et d'une emprise psychologique, ce qui rend les victimes encore plus vulnérables.
Les avocats des victimes soulignent la lenteur du processus judiciaire, souvent exacerbée par des peurs, liées à la réputation familiale ou à la crainte de représailles, empêchant les victimes de se manifester plus tôt. De plus, le travail des enquêteurs a été salué par les associations de défense des droits des victimes, qui appellent à une plus grande vigilance contre de tels abus.
Alors que le procès se déroule, la communauté brestoise est choquée et attend des réponses. Les conséquences de cette affaire pourraient avoir des répercussions à long terme sur la confiance du public envers les élus et les institutions.







