Au lendemain de la tragique disparition d'Alain Orsoni, ancienne figure emblématique du nationalisme corse, les enquêteurs se sont rapidement orientés vers le cimetière de Vero, où il a été abattu lors des funérailles de sa mère. La position de la victime et la géographie des environs ont incité la police scientifique à se pencher sérieusement sur les éléments balistiques du crime.
Les forces de l'ordre ont déterminé le lieu d'où est parti le tir fatal : un point surélevé, à proximité d'un pin, situé à environ une centaine de mètres du cimetière. Ce détail crucial pourrait éclairer les circonstances exactes du drame.
Alain Orsoni a été touché d'une balle en plein cœur, soulignant la précision du tireur. Selon nos sources, le projectile a percuté la victime à seulement quatre centimètres de son cœur. Les experts estiment qu'il s'agit d’un tir à longue distance, potentiellement réalisé avec une arme équipée d'une lunette de visée, impliquant une préparation minutieuse.
Didier Sonnois, un ancien technicien en identification criminelle, explique qu’un tir à plus de cent mètres nécessite une maîtrise des nombreux paramètres tels que le vent et la pression atmosphérique. Les munitions choisies étaient probablement conçues pour garantir un impact letal. Sonnois suggère que le tireur devait avoir effectué des repérages au préalable afin de s'assurer une précision mortelle.
Il évoque la possibilité que le tireur ait utilisé une carabine de type .300 Winchester Magnum, capable d'atteindre sa cible en un tir grâce à une vitesse de projectile qui peut osciller entre 820 et 1000 mètres par seconde. Cette rapidité d’exécution indique un niveau d'expertise et de planification remarquable.
Pour appuyer cette hypothèse, le rapport d'expertise souligne une certaine sophistication dans le choix de la munition et l'exécution du tir, ce qui suggère que l'individu responsable était probablement aguerri et avait prévu un moyen de fuite.
Ce mercredi, une autopsie du corps d'Orsoni sera réalisée par un médecin légiste pour déterminer l'angle d'entrée du projectile. Ce processus aidera les enquêteurs à reconstituer les derniers moments du nationaliste. En parallèle, d'autres méthodes d'enquête, telles que l'analyse téléphonique et l'examen de vidéosurveillance, seront également mises en œuvre pour identifier d'autres aspects du crime.
Les investigations sont dirigées par le Parquet national anticriminalité organisée, en collaboration avec la Juridiction interrégionale spécialisée de Marseille, signalant l'ampleur et la gravité de cette affaire qui secoue l'île de beauté.
Alors que le mystère s'épaissit, cette tragédie relance le débat sur la violence historique en Corse et sur les ressorts complexes du nationalisme insulaire.







