L'aéroport de Clermont-Ferrand Auvergne, situé dans le Puy-de-Dôme, a annoncé le retrait de Ryanair à partir de fin mars 2026. Bien que la compagnie irlandaise ait enregistré de bons résultats, elle justifie ce choix par l'augmentation de la taxe de solidarité sur les billets d'avion, adoptée en 2025.
Ce départ se révèle être une décision préjudiciable pour l'aéroport clermontois, qui perdra ses vols vers des destinations prisées telles que Londres-Stansted, Fès et Porto. Selon un communiqué du Parisien, la compagnie a indiqué : "nous cessons nos opérations à compter du 27 mars 2026, malgré de bons taux de remplissage sur les lignes exploitées".
Des résultats en demi-teinte
L'aéroport de Clermont-Ferrand Auvergne précise que "la commercialisation et l'exploitation des vols relèvent exclusivement des compagnies aériennes". La présence de Ryanair était significative, mais aujourd'hui, le trafic de l'aéroport dépend à 80 % de la ligne d'Air France vers Roissy, tandis que quelques vols d'ASL Airlines vers Alger et des départs pour Ajaccio pendant l'été complètent l'offre.
Comme le souligne un rapport de Valeurs Actuelles, l'aéroport, géré par Vinci Airports, présente des performances mitigées. Bien qu'il ait enregistré 249 000 passagers en 2025, soit une hausse de 8,8 % par rapport à l'année précédente, cela reste éloigné des 420 000 passagers annuels d'avant la pandémie de Covid-19.
Ce retrait de Ryanair soulève donc des interrogations sur l'avenir des liaisons aériennes dans cette région. Les conséquences pour la connectivité locale seront suivies de près, surtout à l'aube d'une saison touristique cruciale.







