À 16h à Paris, la situation se dégrade pour Wall Street, avec le Dow Jones en recul de 2,22%, le Nasdaq perdant 2,13% et le S&P 500 chutant de 2,07%. Ce mardi, la Bourse de New York affiche une tendance à la baisse, marquée par les inquiétudes croissantes d'une escalade prolongée du conflit israélo-américain avec l'Iran, et les retombées économiques qu'une telle situation pourrait engendrer.
Selon une analyse d'Interactive Brokers, citée par l'AFP, « on observe une réaction différée » des investisseurs. Après avoir initialement sous-estimé la gravité de la situation, ils commencent à comprendre que cette crise pourrait avoir des répercussions mondiales considérables.
Tandis que l'Iran intensifie ses attaques contre des installations américaines dans la région, Israël continue de mener des offensives contre l'Iran et le Liban, annonçant même le déploiement de nouvelles troupes. Les tensions géopolitiques ont déjà des impacts palpables sur les marchés, avec une flambée des prix de l'énergie qui suscite des préoccupations quant à l'impact inflationniste de ce conflit, comme l'a noté Patrick O’Hare de Briefing.com.
Les craintes se portent également sur les bénéfices des entreprises, face à une potentialité d'augmentation des coûts d'exploitation et un possible ralentissement des dépenses de consommation. De plus, la Réserve fédérale américaine pourrait envisager de suspendre ses baisses de taux, voire d'augmenter ces derniers, ce qui pourrait aggraver la situation économique.
Sur le marché obligataire, les taux d'intérêt continuent d'augmenter. Le rendement des obligations à 10 ans s'établissait à 4,10%, tandis que celui à 2 ans a grimpé à 3,55%. Patrick O'Hare souligne que la question demeure : « les investisseurs s'engageront-ils dans des achats à bon compte ou adopteront-ils une attitude plus prudente durant la séance ? »







