À Rennes, l'univers de la publicité fait face à un défi majeur : l'intégration de l'intelligence artificielle (IA). Une étude récente d'Adobe Express dévoile que seulement 52 % des consommateurs rennais se montrent favorables à cette technologie innovante dans les créations publicitaires, un chiffre qui se révèle inférieur à celui des autres grandes métropoles françaises.
D'après cette enquête, qui a interrogé 2 000 consommateurs et 500 créateurs de contenu à travers le pays, 37 % des Bretons estiment qu'un design élaboré par une IA pourrait être acceptable, tant que le résultat est de qualité. De plus, 15 % des participant.e.s y perçoivent un signe d'innovation. Cependant, cela n'efface pas les doutes : 24 % des répondants considèrent que ces créations manquent d'authenticité ou de créativité, et 16 % expriment leur préférence pour un design réalisé par une main humaine. Avec 40 % d'avis négatifs quant à l'usage de l'IA, Rennes se distingue comme l'une des villes les plus réticentes envers cette évolution.
Évoquant ces résultats, des experts en marketing digital, comme le sociologue Henri Verdier, soulignent l'importance de l'aspect humain dans la création publicitaire. "Les consommateurs s'attachent à des valeurs de créativité et d'authenticité. La technologie doit accompagner, mais jamais remplacer l'humain", déclare-t-il. En effet, cette méfiance locale pourrait également refléter une sensibilité culturelle unique à la région, où l’héritage artisan est fortement valorisé.
À mesure que les entreprises tentent d'adopter cette technologie, la question de l'équilibre entre innovation technologique et sensibilité locale reste cruciale. Le défi pour les agences est désormais de trouver des moyens de rassurer les consommateurs et de démontrer que l'IA peut être un atout, sans éroder la qualité et l'authenticité des créations publicitaires.







