La conductrice impliquée dans la mort d'Élina, une cycliste de 28 ans, ainsi que dans le blessure de deux autres femmes, pourrait faire face à un procès. Actuellement, elle est accusée de meurtre et de tentative de meurtre, selon les propos de Maître Marc Absire, avocat des victimes.
"Il semble que l'on soit sur le chemin d'une altération du discernement plutôt que sur celui d'une abolition", a déclaré l'avocat lors d'une interview accordée à ICI Normandie. Le procès pourrait se tenir prochainement après l'évaluation par le juge d'instruction des faits, qui soulèvent des éléments préoccupants quant à la préméditation de l'acte.
En plus des accusations de meurtre, plusieurs détails troublants entourent la conductrice de 47 ans, qui possédait quatre armes à feu dans sa camionnette. Des informations récentes indiquent qu'elle avait également trois téléphones portables sur elle, avec lesquels elle avait tenté de joindre les forces de l'ordre à plusieurs reprises. "Nous avons là une personne armée dans son véhicule, cela semble indiquer que son intention de nuire à autrui était réfléchie", a souligné Maître Absire.
Le jour du drame, Élina a perdu la vie tandis que deux autres jeunes femmes ont été blessées. Selon les déclarations de l’avocat, la conductrice n’a pas manifesté de regrets face à l’expert psychologique chargé du dossier. Elle avait exprimé un "mal-être personnel profond" et des pensées suicidaires à son employeur juste avant l'incident, comme l’a rapporté le procureur de la République, Sébastien Gallois.
La conductrice encourt jusqu'à 30 ans de réclusion criminelle. Si le tribunal reconnaît une "altération du discernement" de sa part, sa peine pourrait être réduite d'un tiers, toujours selon ICI Normandie.







