Le procès des six membres de la communauté catholique traditionaliste de Riaumont, près de Liévin, a été officiellement reporté. Initialement prévu devant le tribunal judiciaire de Béthune, il sera désormais célébré les 14 et 15 décembre 2026. Cette décision a été prise le mardi dernier lors d'une audience, faisant suite à la demande du procureur de la République de Béthune, Etienne Thieffry.
Ce renvoi a obtenu l'accord des associations de défense des victimes, des parties civiles présentes et de l'avocat de la communauté, Maître Octave Nitkowski, qui représente également l'un des prévenus. Le procureur a justifié cette demande par le nombre élevé de faits à examiner, ainsi que par le nombre de victimes présumées, estimées à environ quarante. Pour assurer une plus grande sérénité dans les débats, il a été jugé préférable d'examiner cette affaire en collégialité, c’est-à-dire avec plusieurs juges, plutôt qu’avec un juge unique, comme cela était prévu initialement.
Lors de cette audience, seuls deux des victimes étaient présentes, tandis que les six prévenus étaient absents. L’avocat des religieux a exprimé sa conviction que les débats à venir permettront de prouver qu’il n’y a eu aucun acte de torture ni de barbarie à Riaumont, mais plutôt des violences mineures, sans incapacité physique causée aux victimes. Actuellement, les prévenus sont toujours sous contrôle judiciaire, dans l'attente de ce procès qui s'annonce déjà très médiatisé.
Des experts juridiques estiment que les témoignages et les éléments présentés tiendront une place primordiale lors du procès. L’issue de cette affaire pourrait poser des questions importantes sur la responsabilité des institutions religieuses et leurs pratiques, renforçant ainsi l’attention du grand public et des médias sur les abus au sein de certaines communautés. Des voix se sont élevées pour revendiquer la protection des victimes et des changements nécessaires au sein de l'organisation ecclésiale.







