Dans le cadre des efforts de recherche pour retrouver Lyhanna, 11 ans, disparue vendredi dernier dans le Gers, un déploiement exceptionnel a été organisé ce jeudi, mobilisant 170 gendarmes et des cavaliers bénévoles pour fouiller les zones boisées de Fleurance. Les recherches s'intensifient alors qu'une enquête se concentre sur le passé du suspect de 41 ans.
Les recherches s'intensifient
"Environ 170 gendarmes" continuent leurs efforts au septième jour suivant la disparition, comme l'a expliqué le lieutenant-colonel Christophe Romand, lors d'un point presse consacré aux opérations en cours.
Ce matin, des cavaliers issus d'un centre équestre vont explorer les zones boisées au sud de Fleurance, le dernier endroit où la collégienne a été aperçue. Ce travail collaboratif est essentiel pour couvrir des terrains souvent inaccessibles.
Des chasseurs et pêcheurs se joignent également aux efforts. Ces intervenants connaissent parfaitement les forêts et les cours d'eau, enrichissant ainsi le dispositif de recherche grâce à leur expertise locale. "Cette connaissance fine du territoire est cruciale pour explorer efficacement de vastes zones", souligne le média local Le Petit Bleu.
En parallèle, les équipes de la gendarmerie poursuivent le porte-à-porte dans la ville pour recueillir des informations susceptibles de faire avancer l'enquête.
Le suspect sous les projecteurs
Mercredi, les investigations se sont non seulement focalisées sur Lyhanna, mais également sur le profil du suspect de 41 ans, père de deux enfants et déjà signalé pour plusieurs plaintes pour délinquance sexuelle sur mineurs. Ce dernier devient ainsi le centre d'une enquête administrative ouverte par le gouvernement, en réaction à des révélations sur un potentiel dysfonctionnement dans le traitement de ses précédentes plaintes.
La procureure de la République d’Auch, Clémence Meyer, a précisé que cette procédure a été lancée suite à une plainte déposée en août dernier par la mère d’une mineure, dénonçant des actes de violence sexuelle commis au domicile du suspect entre 2024 et 2025. Malgré ces graves accusations, le suspect n'avait pas été entendu neuf mois après le dépôt de la plainte, un retard qui soulève des interrogations sur le traitement des signalements dans ce type d'affaires.







