Olivier Pietri, 53 ans, continue d'attirer l'attention des tribunaux à travers la France. Bien qu'il soit frappé d'une interdiction d'entrer en contact avec des mineurs, il a été retrouvé à entraîner des jeunes dans des clubs de foot à Bordeaux et ses environs. Le 9 juillet, il a de nouveau dû faire face à la justice.
Recherche de son nom sur Internet ? Cela ne laisse pas de place au doute : surnommé le "harceleur de majorettes", Olivier Pietri a un casier judiciaire conséquent, avec 43 mentions à son actif. Depuis plusieurs années, il ne cesse de tomber sous le coup de la loi, surtout dans des affaires de menaces, d'escroqueries et même de projets de création de clubs de majorettes sous des faux noms, comme le souligne BFMTV.
Lors de son dernier procès, Olivier Pietri a été reconnu coupable de diverses infractions, dont la violation de son interdiction d'exercer en lien avec des mineurs. La 7e chambre du tribunal judiciaire de Bordeaux, présidée par Gérard Pitti, l'a condamné à deux ans d'emprisonnement.
Faux agent artistique
Les débuts de cette affaire remontent à 2025, dans le Pas-de-Calais. Sous le coup d'une enquête pour des faits de violences sexuelles, Pietri avait l'obligation de ne pas s'approcher des mineurs et de résider dans le Nord. Pourtant, il a disparu de la circulation, suscitant un mandat de recherche et conduisant les enquêteurs jusqu'à Léognan, près de Bordeaux.
À ce moment-là, la justice découvre que Pietri a non seulement changé de domicile mais a également usurpé une identité pour devenir entraîneur de jeunes dans plusieurs clubs de foot, cyclant ainsi son interdiction judiciaire. Cela s'est déroulé entre mars et novembre 2025.
Des poursuites à son encontre se sont intensifiées lorsqu'une autre procédure a été ouverte suite à une plainte d'un club de majorettes. Se faisant passer pour un agent artistique parisien, il avait promis des contrats prestigieux, mais a finalement menacé le club de diffuser des images s'il n'était pas payé, tel que rapporté par Sud Ouest.
« Ce n’est pas un agresseur »
Lors de son audience, Pietri, sans emploi et à l'histoire personnelle complexe, a admis une partie des faits, mais a nié toute obsession vis-à-vis des majorettes. Son avocat a souligné ses fragilités, affirmant : "Il a des difficultés, c’est évident, mais il n'est pas un agresseur et n’a jamais franchi le pas".
Finalement, il a été maintenu en détention. Le tribunal lui a imposé une interdiction définitive d’encadrer des activités avec des mineurs et a ordonné qu’il paie 2 000 euros de dédommagement à la parade de majorettes des Pyrénées-Orientales.







