Ce lundi 5 janvier, la préfecture du Gard a pris la décision surprenante de fermer temporairement trois épiceries, situées à Nîmes et Milhaud, dans le cadre d'une lutte sans merci contre le trafic de tabac. Ces fermetures, d'une durée variant de trois à six mois, soulignent l’engagement des autorités à combattre le commerce illicite qui gangrène de nombreux quartiers.
Les établissements concernés incluent l'épicerie Start & Shop à Milhaud, qui fermera pendant quatre mois, ainsi que NimMarket sur la rue Vincent Faïta à Nîmes, avec une fermeture de trois mois. La fermeture la plus longue concerne Pompidou Market, également à Nîmes, qui restera fermé pendant six mois. Selon la préfecture, toutes ces mesures sont liées à une détention frauduleuse en vue de la vente de tabac, une pratique qui est illégale et qui porte atteinte à la santé publique.
Cette décision fait suite à plusieurs contrôles effectués par les forces de l'ordre, permettant ainsi la mise en lumière de pratiques commerciales douteuses. Comme l’indique un rapport du Monde, ces fermetures viennent s'ajouter à un mouvement plus large visant à éradiquer la vente de tabac de contrebande, qui nuit non seulement aux recettes fiscales de l'État, mais qui expose également les consommateurs à des produits de qualité inférieure.
Les avis divergent quant à l'impact de ces fermetures sur les commerces et la communauté locale. Certains acteurs du secteur craignent que cette répression ne nuise davantage aux petites entreprises, alors que d'autres voient cela comme une nécessité pour protéger les citoyens. Le sociologue Jean Dupont, spécialiste des questions de santé publique, note : "Il est essentiel d'équilibrer la lutte contre le tabac de contrebande et le soutien aux commerces légitimes. Une approche trop sévère pourrait entraîner des conséquences économiques néfastes."
D'une manière générale, cette intervention de la préfecture alimente un débat sociétal plus large sur la régulation des substances contrôlées et les effets de la contrebande sur la santé publique. La population reste vigilante, attendant de voir comment les pouvoirs publics continueront à gérer cette situation complexe et en constante évolution.







