Avec l’arrivée de l’hiver, les propriétaires sont appelés à entreprendre des travaux de débroussaillement pour protéger leurs habitations contre les risques d'incendie. En France, cette initiative est devenue une obligation légale pour plus de 7 400 communes, en réponse à la menace croissante des feux de forêt.
Le gouvernement intensifie ses efforts de sensibilisation depuis le 5 janvier 2026, et pour la troisième année consécutive, une campagne d’information est lancée. Selon les experts climatologiques, le changement climatique élève le risque d'incendie, rendant ces obligations encore plus cruciales.
En 2025, plus de 30 000 hectares de forêt ont été ravagés par des incendies, une tragédie qui aurait pu être atténuée par une gestion efficace de la végétation. Des événements marquants comme l'incendie des Corbières, qui a touché 11 000 hectares, illustrent l’urgence de la situation. Certains experts, comme ceux de Météo-France, soulignent que 90 % des constructions touchées par les incendies étaient mal entretenues.
La loi du 10 juillet 2023 a renforcé ces obligations, les intégrant dans les documents d’urbanisme afin d’inciter à une prévention plus proactive. Le débroussaillement doit s’effectuer sur un périmètre de 50 mètres autour des bâtiments situés à moins de 200 mètres des massifs forestiers. Cette mesure vise à créer une ceinture de sécurité, limitant la propagation des flammes et facilitant l'accès des équipes de secours.
Afin de vérifier si votre propriété est concernée, des ressources telles que le portail de l’IGN ou le site jedebroussaille.gouv.fr sont disponibles. En cas de non-conformité, les sanctions peuvent aller jusqu'à 1 500 euros avant mise en demeure et 50 euros par mètre carré après mise en demeure, comme indiqué par les autorités locales.
Un engagement sérieux pour la sécurité de tous est donc plus qu’une formalité : c’est une nécessité urgente pour préserver la vie et l’environnement.







